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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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S'il n’étoit pas honteux de recourir àdes autorités dans tme science qui ne re-connoit pour maître que l’évidence oula conviction qui en naît, on citeroit M.Isaac Newton , que l’on ne soupçonnerapas d'avoir parlé fur cette matière «l’u-ne maniéré inconsidérée : contracliores,dit-il, redduntur liemonjlrntìones feryne-tbodum indivisibilium ; se A quonìatn du-rior est indivisibilium hyotbesis , prop-tereà metbodus Hia minus geometrìca cense•tur , yníiiui , Sjf o. Voyez la se S. prem.duprein. liv. des Brinc. de M. Newton ,au schoi. du lem. xj.

Au relie, Cavalier! e£l le premier quiait introduit cette méthode dans un deses ouvrages intitulé Geometrìa indivis-bilium , imprimé en 1634. Torricelli l’a-doptadans quelques-uns «le ses ouvragesqui parurent en 1644 , & Cavalier! lui-même en fit un nouvel usage «lans unantre traité publié en 1647, & aujour-d’hui même un allez grand nombre deMathématiciens conviennent qu’etle estd'un excellent usage pour abréger les re-cherches & les démonstrations mathéma-tiques, Voy. GÉOMÉTRIE. (Es)

* INDOCILE, INDOCILITE, Grain.,ils se disent de l’animal qui se refuse àl’instrustion, ou qui plus généralementfuit la liberté que la nature lui a don-née , & répugne à s’en départir. Les peu-ples sauvages font d'un naturel indocile,Si nous ne brillons de très - bonne heurela volonté des enfans, nous les trouve-rions tous indociles lorsqu’il s’agiroìt deles appliquer à quelque occupation. L 'in-docilité nait ou de l’opiniâtreté ou del’orgueil, ou de la sottise ; c’est ou unvice de l’esprit qui n'apperqoit pas i’a-vantage de l’instruction , ou une féroci-té de cœur qui la rejette. II faut la distin-guer d une autre qualité moins blâmable,mais plus incorrigible, qu’on pourrait ap-peller ìndocibilité. L’indocibilité , s’ilm’est permis de parler ainsi , est la fuitede la stupidité. La sottise des maîtres faitsouvent Viniocilité des enfans. J’aí de lapeine à concevoir qu’une jeune fille quipeut se soumettre à «les exercices três-krivoles 'St trés-pénibles, qu’un j-unehomme qui peut se livrer à des occupa-tions t"ès-difficiles Xf trés - superflues,n'eût pas tourné fa patience & ses talensz «fe meilleures choses, si l’on ítvoit f»les lui faire aimer.

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INDOLENCE, f. f Morale, c’eftune privation de sensibilité morale ;I'homme indolent n'est touché ni de lagloire , ni «le la réputation , ni de lafortune, ni des nœuds d n sang, ni dei’amitié, ni de l’amour, ni des arts , nide la nature ; il jouit de son repos qu’ilaime , & c’est ce qui le distingue del’indifférence qui peut avoir de l’inqusé-tude, de l’enmii ; c’est à ce calme des-tructeur des talens, des plaisirs L desvertus , que nous ameqent ces préten-dus sages qui attaquent fans cesse lespallions. Cet état d'indolence est assez Pé-tât naturel de I’homme sauvage, & peut-être celui d’un esprit étendu qui a toutvu & tout comparé.

INDOMPTABLE, adj., Mantge, sedit d’un cheval ou d’un autre animal,qui, quelques moyens qu’on emploie,refuse absolument d’obéir à I’homme ,& reste indompté.

II est rare qn’011 ne vienne pas à boutd’un animal, quelque féroce qu’il soit,par la privation du sommeil & par lebesoin.

INDOSCYTHE, Géog. anc. , ancienpeuple «l'Asie a»x confins de ia Scythie& de l'Inde, vers le confluent du C0-phene & de l’Indus. Ptoiomée place plu-sieurs villes dans l'Indoscythïe', mais ilP étend beaucoup trop loin, quand ilPavanes jusqu’à la mer des Indes. (D. J.)

INDOUS , f. m. pi. , Géog., nationpaysans de l’Inde , qui demeure en deçadu Gange, & qúi professe une religionplus épurée que les Banians qu’íls onten horreur. Les Indous adorent un seulDieu, & croient Pimmortalité de Pâme.

INDOUSTAN, Géog. , contrée desIndes orientales , qui forme l’empired 11 grand-mogol, entre l’Indus & le Gar»ge ; aussi les géographes Persans l'appel-lent le pays de H end & de Send , c’est-à-dire,des deux fleuves qu’on vient de nom-mer.

Les Gaznévides furent les premiersconquérans de t Indonstan , leur régnécommença par Sebekreghin l’an 367 del’hégire , il soumit plusieurs rajas ottprinces des Indes , & les contraignitd’emhraffer le mahométisme. Les Gaz-névides , après si8 ans, eurent poursuccesseurs les Gaurides , qui firent, pla-ce aux esclaves turcs, la postérité deces derniers poffédoit l'Indonstan , entre