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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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vuides de sang, il eft clair qu’il est mortpar l’hémorrhagie <lu cordon. Ce sangépanché dans U tête, la poitrine ou lebas.ventre, ou même dans les bron-ches , fi la plaie est portée a» gosier,indigne bien.aisément que les plaies ontété Faites fur un enfant qui vivoif, & 'la quantité d« {'épanchement, le siégéde la plaie, les parties oír-lçs viscèreslésés, &c. annoncent bientôt u la bles-sure étoit mortelle.

L’examen de ces blessures exige laplus grande circonspection pour décou-vrir successivement leur étendue , leurfiege, leur sigur» , les efquimoses, lesfractures , le siégé , & la quantité desépanchemens, & fur-tout pour ne pasconfondre les accidi-ns qui fe Font pen-dant l’ouverture ou la dissection avecCeux qui font la fuite des coups.

On a vu des scélérats assez artificieuxpour donner la mort d des enfans, enenfonçant une aiguille dans la substance<Ju cerveau par les tempes , la fonta-nelle ou la nuque. Gui Patin rapporteqn’on pendit » Paris une sage - femmequi avoit tué par ce moyen plusieursenfans lorfqií’its étoient encore dansPu-térus , & qu’ils ne préfentoient que latête à l’orificc. Alberts, Brendelius rap-portent de pareils exemples. On ttouvedans ces cas en rasant la tête avéc foinune légere éfqmmoí'e autour de la pí-quure.

Les épanchemens qui facilitent la dé-couverte des causes de mort dans lesenfans , n'ont lieu que dans les cas oùil y a rupture des vaisseaux ; mais lacruauté de quelques meres ne laisse pastoujours des traces aussi sensibles. Tou-tes les causes de mort qm dépendent deslésions de nerfs font dans ce dernier cas.On a vu des en Fans qui avoient été tuéspar la feule torsion dtt cou, foi t en lepliant avec force , soit en le contour-nant «savant en arriéré. La moelle épi-niere est pour ('ordinaire froissée oudéchirée par ies vertébrés , dont les li-gament font quelquefois rompus dans.ces dislocations, & l’on fait que la mortfuit- de prés les lésions de cet organe.Dans ces cas , on trouve quelque sangrépandu da-ns les muscles dn cou , «lansJe canal vertébral , & il y a même frac-ture d l’une des deux prtmieres verté-brés , ou à toutes- les deux ensemble.

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Toutes ces différentes contusions, ouefquimoses doivent êtie distinguées avecfoin des taches ou des lividités, qui pa-raissent à P extérieur dans un commen-cement de putréfaction.

La suffocation dans les nouveaux-néspeut dépendre de plusieurs causes: cellequi résulte de l’étranglement présenteles mêmes signes que dans les adultes :on voit «ics taches livides , des efijuimo-fes fur le cou ou au gosier, la Face est.livide ou noire , la langue enflée, sail-lante , les vaiff aux de la pie mere Sctes veines jugulaires font engorgées, lespoumons livides parsemés de taches , laboóche écumeuse , &c. quelquefois mê-me on trouve fur le cou les traoes d’une-corde. Ces signes indiquent assez bien.que l’étranglement a eu lieu, pourvuque d’ailleurs on ne recounoiflc pas qu’ilsont été Peffet d’une suffocation acciden-telle faite dans la matrice ; ainsi , parexemple , il est possible que Pentortil-lement du cordon autour dit cou dufœtus ait produit dans la matrice P im-pression circulaire du ton & lex antressignes d’étranglement : maiv dans. ce casle fœtus n’aura pas respiré , ìí scia némort, Sc ce ne sera pas la suffocation,',proprement dite, qui en sera la cause,mais l’apoplexie , ou, pour mieux dire,Pengorgement des vaisseaux sanguinsde la tête; les signes de la respirationde Pensant sont dans ce cas k moyenqui décidé si la cause est accidentelle,ou si elle est Peffet d’une violence ex-térieure qu'on puisse attribuer à la mereou à d’autres personnes. Je nc voudroispourtant pas trop me fier à ce moyenpour établir que ce genre de violencea été employé ; car si , par hasard , cetétranglement avoit été fait par le cor-don durant le travail de l’aeconchement,lorsque le fœtus eft comme ballotté dansla matrice , ou q u’il y prend différentespositions, il me parait possible que l’im-preifion d n cordon fùt t-lle qu’elle pro-curât une apoplexie mortelle , accom-pagnée de tous Ses signes d’engorgcmentdont j ai parlé , & qu’ensuite le fœtussorti de la matrice respirât encore avantde mourir. Les effets de Papoplexie oudes eugorgeinens sanguins ne font pasd’intercepte r tout de fuite la respiration ;on la voit.au contraire égale , profondeSc même libre dans les momens où leS s 3