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y mettre fin ; cela est pittoresque. Maïsfi Paine vient à rapprocher le tout dit necquicquum pra&efl qui est à ia tête, queììevérité! qu’elle force! quelle énergie ! SiVan dérangeait cette belle construction,pour suivre scrupuleusement !a construc-tion analythiqne ; tentasse damai amas ,tttque percurrife anima paltim rotundum ;nec quicquum prodejl tibì ìnarituro ; onauroit encore la même pensée énoncéeavec autant on pins ue clarté ; mais l’ef-fet est détruit; entre les mains du poète ,elle est pleine d’agré nent &de vigueur:dans colle du grammairien., b’est un ca-davre fans vie & fans couleur; celui-ci la fait comprendre , l’autre la faitsentir.
Cet avantage réel & incontestable desinversions, joint à celui de rendre plusharmonieuses les langues qui ont adoptédes .inflexions propres à certe fin , fontles,principaux motifs qui semblent avoirdéterminé M M. Pluche & Chompré à dé-fendre atïx maîtres qui enseignent lalangue latine, de jamais toucher à Per-dre général de la phrase latine. Cartontes les langues , dit M. Pluche ( Méth.f. isî, édit. 1751,) à fur-toutles ancien-nes , ont une façon , ime marche diffé-rente de celle de la nôtre. C'eft une autreméthode de ranger les mots & de présen-ter les choses: dérangez-vous cet ordre,vous vous privez du plaisir d’enfendretin vrai concert. Vous rompez un assor-timenr de sons très agréables ; vous af-foîblifiez d’aiMcurs J’éneigie de l’expref-fion & de la force de limage.... Lemoindre goiìt suffit pour faire sentir quele latin de cette seconde phrase a perdutoute sa faveur ; il est anéanti. Mais cequi mérite le pltis d’attention , c’eft qn’etidéshonorant ec récit par la marche de lalangue française qu’onlui a fait prendre,on a entièrement renversé Tordre deschoses qu’piî y rapporte ; & pour avoirégard au génie , ou plutôt à la pauvretéde nos langues vulgaires, ou met en pic.ces le tableau de la nature. „ M. deChompré est de même avis, & en parled une maniéré aulïì vive L aussi décidée.Moyens sûrs, &c. pag. 44, édit. 1757.“Une phrase latine d’un auteur ancienest un petit monument d’antiquité. Sivous décomposez ce petit monumentpour le faire entendre , an lieu de leconstruire vous le détruisez : ainsi ce que
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nous appelions conftrutHau , est réelle-ment u ne defiruBion .,,
Comment faut-il donc s’y prendre pourintroduire les jeunes gens à Tétude d nlatin ou du grec? Voici la méthode deM. Pluche & de M. Chompré. f'. Méch.peg. ífifuiv.
1. “C’est imiter la conduite de la na-ture de commencer le travail des écolespar lire en françuis , ou par rapporternettement eu langue vulgaire , ce quifera le sujet de la traduction qu'on vafaire d’un auteur ancien. I! faut que lescomraençans lâcheur de quoi il s’agit,avant qu’on leur fasse entendre le moin-dre mot grec on latin. Ce début lescharme. A quoi bon leur dire des motsqui ne sont pour eux que du bruit? C’eftici le pi enfler degré... „
2. “ Le second exercice est de lire, Side rendre sidellement cn notre langue lelatin dont on a annoncé le contenu ; enun m ot de traduire. „
3. “I.e troisième est de relire de fuitetout le latin traduit, en donnantà cha-que mot le ton & Piriflexion de la voixqti’on y donneroit dans la conversa-tion.
“ Ces trois premieres démarches fontl’affaire du maître : celles qui suiventsont ['affaire des ccmmençans. „ Dispen-sons-nous donc de les exposer ici : quandles maîtres sauront bien remplir leursfonctions, alors leur zèle , leurs lumiè-res & leur adrefïe les mettront assez enétat de conduire leurs disciples dans lesleurs. Mais essayons l’application de cestrois premieres réglés , fur ce discoursadressé à Sp. Carviìius par fa mers. Cic.de Ond. II. 1)i. Qitm prodis, miSpuri,ut quùtiescunque gradum faciès , totiestibi tuurum vhtutwn veniat ìn mentem.
1. Spurius Carviìius étoit devenu boi-teux d'une blessure qu’il svoit reçue encombattant pour la république , & ilavoit honte de se montrer publiquementen cet état. Sa mere lui dit: que ne vausì»ontre.z-vous, mon fils, a fin que chaquepas que vous ferez vous faffe souvenir devotre valeur ?
J’ai donc imité la conduite de la natu-re : j'ai rapporté en françois le discoursqui va être se sujet de la traduction , avecce qui y avoit donné lieu. 11 s’agit main-tenant du fécond exercice qui consiste,iliî-on, à lir: & à rendre fideìltment en