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franqois le latin dont j’ai annoncé le con-tenu ; en un mot , de traduire. Ce mottraduire , imprimé en italique-, me Faitsoupçonner quelque mystère , & j’avoueque je u’avois jamais bien compris lapensée de M. Plnche , avant que j’euífevu la pratique tic M. Chompré dans l’a-vertissemeut de l'on introduction ; maisavec ce secours, je crois que m’y voici.
2. Qtiin pourquoi ne pas , prodis tuparois , mi mou, Spart Spurius, ut que ,quotiefcumque combien de fois, gradumUu pas , /acres tu feras, toties autant defois, tihi à toi, tuarum tiennes , virtu-tum des vertus, veniat vienne , in dans,ìnentem l’efprit.
Le troisième exercice est de relire defuite tout le latin traduit, en donnant àchaque mot le ton & l’inflexion de la voixqu’on y donneroit dans la conversation.On seroit tenté de croire que c’rst eftecti-vement le latin méme qu'il faut relire desuite , & que cejton íi recommandé estpour mettre les jeunes gens fur la voiedu tour propre à notre langue. Mais M.Chompré me tire encore d’embarras, enmédisant; “faites lui redire ies motsfratiçois fur chaque mot latin fans nom-mer ceux-ci. „ Reprenons donc la fuitede notre opération. Pourquoi nc pas tuparois , mon Spurius , que combien de foisun pas tu feras , autant de fais à toi tien-nes des vertus vienne dans íesprit.
Peut-011 entendre quelque chose deplus extraordinaire que ce prétenduFrançois ? 11 n’y a ni fuite raisonnée ,ni usage connu , ni sens décidé. Mais ilne faut pas ru en effrayer : e est M. Chompré qui m’en allure (Avertis de l’introd.)“vous verrez, dít-il, á Pair riant de,enfans qu’iìs ne font pas dupes de ces motsainsi placés à côté les uns ies autres, se-lon ceux du latin ; ils sentent bien quece n’est pas ainsi que notre langue s’arrasl-ge. Un de la troupe dira avec un peud’aide:,, Pourquoi ne parois tu pas, monSpurius. . . . Pardon, j ai voulu fur vo-tre parole suivre votre méthode , maisme voler a*rété paree que je n’ai pas prisle méme exemple que vous. Permettezque je vous parie en homme, & que jequitte le rôle que j a vois pris pour uninstant dans votre petite troupe. Vousvoulez que je conserve ici le littéral de lapremière traduction, & que je le disposefeulement selon Tordre analytique ; ou lì
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vous Painiez mieux , que je le rappro-che de l’arrangement de notre langue ?A la bonne heure , je puis le faire , maisvotre jeune élevs ne le fera jamaisqu’anee beaucoup d'aide. A quoi vouiez-vons qu’il rapporte ce que ? où vonlez-vous qu’il s avise de placer des vertustiennes! Tout cela ne tient à rien , &doit tenir à quelque chose. Je n’y voisqu’un remede, que je puise dans votrelivre même ; c’cst de suppléer les ellipsesdès la première traïuctíon littérale. Maisil en résulte uh autre inconvénient : avantun , vous fsipplérez in bac finem ( à cetteiin ) ; après tuarum virtutum , vous in-troduirez le nom memoria ( le souvenir) :que faites-yons en cela? Refpectez-vousaffez le petit monument ancien que vousavez entre les mains ? Ne le détruifez-vous pas eu le surchargent de piccesqu’on y avoit jugées superflues? Vousrompez un assortiment de sons très-agréables ; vous affaiblissez l’énergie del’expreíBon ; vous faites perdre à cettephrase toute fa faveur; tvous l’anéantif-sez: par-là votre méthode me paioîtauffirepréhenfible que celle que vous blâmez.Vons n’irez pas pour cela défendre d’ysuppléer des ellipses ; vous convenezqu’il faut de nécessité y recourir conti-nuellement dans la langue latine, & vonsavez raison : mais trouvez bon que j’endiscute avec vons la cause.
L’énonciation claire de la pensée est leprincipal objet de la parole , & le leuisque puisse envisager la grammaire.. Dansaucune lanaue, on ne parvient à ce butque par la peinture sideite de la successionanalytique des idées partielles, que l’ondistingue dans la pensée par f abstrac-tion ; cette peinture est la tâche commu-ne dc toutes les langues ; elles ne diffè-rent entr’elles que par le choix des cou-leurs & par l'enteute. Ainsi l’étude d’unelangue fe réduit à deux points qui font,pour ne pas quitter le langage figuré , laconnoifl'aute des couleurs qu’elle em-ploie, & la maniéré dont elle les distri-bue: en termes propres, ce sentie vo-cabulaire & la syntaxe. Ii ne s’agit pointici de ce q ni concerne le vocabulaire#c est une affaire d’exercice & de mémoi-re. Mais la syntaxe mérite une attentionparticulière de lapait de quiconque veutavancer dans cette étude , ou y dirigerles commenqans.lí faut observer tout.ee