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Premier volume.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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moyenne des observations d’étoiles donna, pour la longitude de la Havane ,5 h 39' 2 ",7 ; ce qui ne diffère que de 2 i minutes en arc de la longitudequ’on doit regarder aujourd’hui comme la plus exacte.

L’usage des montres marines n’étant pas général, et les bons chronomètresétant encore très-rares, l’observation des distances de la lune aux étoiles estd’un grand secours pour les navigateurs; elle leur offre même un avantageparticulier que ne donnent point les distances de la lune au soleil; savoir,la compensation des erreurs constantes des sextans. Il est vrai que les erreurs de ladivision de l’instrument, de la perpendicularité des miroirs, et du parallélismede leurs surfaces, peuvent se vérifier à terre, avant le départ; mais la plupartdes observateurs ne font point ces vérifications avec toute l’exactitude requise.

Si l’on compare, le même jour, la lune avec des étoiles occidentales et orien-tales, presque toutes les erreurs du sextant se détruisent mutuellement: ce moyenpeut aussi s’appliquer aux distances de la lune au soleil ; mais, dans ce cas, il fautle plus souvent attendre douze à quinze jours : l’erreur de l’instrument peutavoir changé dans cet intervalle, et la compensation des erreurs ne produit toutson effet que lorsque le voyageur est resté dans le même endroit, ou qu’il peutindiquer avec précision la différence de longitude qui existe entre le premieret le second lieu de son observation.

C’est précisément parce que l’observation des angles entre la lune, lesétoiles et les planètes , procure des avantages réels à la navigation, qu’il estd’une grande importance de perfectionner les tables de M. Mendoza. On peutobserver la lune plus près des étoiles que du soleil, et, dans ce cas,l’angle M ( Vangle auxiliaire de M. Mendoza ) exerce le plus d’influence surla distance géocentrique.

Comme la formule fondamentale de Mendoza est exacte, et que l’erreur

ne se trouve que dans l’application numérique de l’expression cos. M = cos - A cos - B

2 cos. a cos. b

c’est-à-dire dans la construction de la table auxiliaire pour cet angle , onconçoit que les autres tables ne doivent subir aucun changement ; il seroit àdésirer cependant que quelqu’un se chargeât de calculer, en parties décimalesde secondes, les valeurs de l’angle M, d’après la réfraction moyenne deM. La Place,et qu on déterminât la variation de cet angle pour chaque hauteur de la luneet de l’étoile b et pour chaque changement de seconde, relativement au facteur

Pour les planètes dontla parallaxe varie considérablement, il faudrait appliquer d’autres corrections.Astronomie. g