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Premier volume.
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RECUEIL^

la Calabre, ne peuvent guère s’expliquer par l’hypothèse d’une constitutionparticulière et locale de l’atmosphère. Ces phénomènes n’ont été qu’impar-faitement observés jusqu’ici 5 ils se présentent à des hauteurs considérables audessus de l’horizon. Il ne faut pas les confondre avec les effets du miragecommun. La Fata Morgana paroît être l’effet catoptrique d’une aggrégation devapeurs vésiculaires. Il n’est plus permis d’en chercher la cause dans l’abon-dance du gaz hydrogène qu’autrefois des physiciens voyageurs supposoientexister dans les pays agités par des volcans et par des tremblemens de terre.

Ce que nous venons d’exposer sur le minimum d’hydrogène contenu dansl’atmosphère, s’applique aussi à l’acide carbonique, dont la quantité, d’aprèsmes expériences, peut être évaluée sous l’équateur de trois à huit millièmes.D’ailleurs ce fluide, quoique plus dense, est moins propre à modifier lesréfractions atmosphériques^ D’après MM. Biot et Arrago, son pouvoir ré-fringent est à peu près le même que celui de l’air atmosphérique; il ne lesurpasse que de Les belles expériences faites par M. Malus, sur lecharbon, n’altèrent pas ce résultat ; elles indiquent seulement un pouvoirréfringent du carbone plus grand que celui qu’admet M. Biot, observationqui diminue la quantité d’hydrogène que l’on se croyoit forcé d’admettredans le diamant. C’est à tort qu’un célèbre astronome italien a récemmentattribué à une accumulation momentanée d’acide carbonique, les petitesvariations de réfractions observées à Malte et en Sicile aussi long-tempsque souffle le sirocco. Cette abondance d’acide carbonique sur les bords dela Méditerranée n’a été constatée par aucune expérience directe. D’après lerapport trouvé entre le pouvoir réfringent de l’acide carbonique et celui del’air commun, il faudroit que l’atmosphère devint énormément méphitiséeavant que l’effet des réfractions fût d’une ou de deux secondes sexagésimales.

Condensation.

Mais la déviation de la lumière ne dépend pas uniquement de la quan-tité d’oxygène, d’azote, d’hydrogène ou d’acide carbonique; elle ne dépendpas uniquement du rapport dans lequel se trouvent les parties constituantesde l’atmosphère. Le pouvoir réfringent des fluides est modifié par l’état decondensation plus ou moins grand que présentent les élémens aériformes.L’inflexion du rayon lumineux n’est pas la même dans l’oxide d’azote etdans un mélange physique d’oxygène et d’azote. Or, malgré le principed’identité de composition que nous venons d’établir, les réfractions de la