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Premier volume.
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d’observations ASTRONOMIQUES. 125

même des angles de dépression; par conséquent, les réfractions atmosphé-riques observées à Boiscommun étoient modifiées par la différence de den-sité entre la couche d’air qui forme le brouillard et entre les couches quiagissent sur ce dernier. L’observateur, enveloppé dans le brouillard, setrouve dans l’air humide qui remplit les interstices de la vapeur vésiculaire ;il est environné d’un air condensé par un réfroidissement subit et local.En effet, d’autres observations prouvent qu’à des angles de hauteur auxquelsl’influence du décroissement du calorique est imperceptible, le brouillardn’exerce pas d’influence sur les réfractions. Dans le grand nombre d’obser-vations d’Antarès faites avec le plus grand soin à l’Observatoire Impérial, onn’a pas remarqué qu’après avoir employé les corrections nécessaires pour lebaromètre et le thermomètre , les passages d’Antarès par le méridien aientdonné des angles sensiblement différens, selon qu’on les a pris par un tempssec et dans une brume assez épaisse. Il seroit important d’examiner si lesmêmes brouillards qui altèrent la réfraction terrestre, affectent aussi la dé-viation des rayons qui nous arrivent sous des angles au dessus de 12 ouCes observations décideroient si les brouillards agissent par une autre voiequ’en diminuant le jeu du calorique rayonnant à la surface du globe et enralentissant le décroissement du calorique.

Il résulte de ces considérations développées dans la seconde partie demon Mémoire, que la constitution chimique de l’atmosphère, non plus queson état hygrométrique , ne présentent aucune cause qui puisse expliquerune diminution dans les réfractions sous l’équateur. L’inflexion du rayonlumineux, supposé qu’il nous parvienne sous un angle plus grand que io°,est simplement fonction de la pression et de la température de la coucheinférieure de l’air qui entoure l’observateur. Quelques astronomes ont jetédes doutes sur la correction thermométrique appliquée à des extrêmes dechaleur et de froid; mais en se rappelant que, d’après les expériences deM. Gay-Lussac, les dilatations des gaz sont proportionnelles à leur température, et que depuis le point de la glace fondante jusqu’à ioo°, la marchedu thermomètre à air est la même que celle du thermomètre à mercure,on se voit forcé d’admettre que la correction thermométrique est croissanteuniformément avec les degrés du thermomètre à mercure observé à l’airlibre au moment que l’angle est pris à l’instrument. Cette uniformité semanifeste d’une manière frappante dans deux observations de M. Swanberg,que nous allons développer plus bas, et qui présentent la plus grande har-