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RECUEIL
monie, quoique l’une eût été faite à 29 0 et l’autre à x 3 ° au dessous de zéro,le baromètre n’ayant varié que de douze millimètres.
Décroissement du Calorique.
Il nous reste à examiner la constitution de l’atmosphère des tropiques sousle rapport qui influe le plus sur les réfractions horizontales et presquehorizontales : je parle de la loi du décroissement du calorique dans lescouches d’air superposées les unes aux autres. Si cette loi fut trouvée dif-férente dans les zones diverses, les réfractions au dessous de io° devroientl’étre aussi, malgré l’identité dans la composition chimique de l’atmosphère,et malgré l’influence nulle de la sécheresse et de l’humidité. En effet, unastronome distingué, séduit par la comparaison des réfractions observées parPiazzi et Masklyne, a tenté de prouver récemment, a priori, que le dé-croissement du calorique doit être plus rapide dans les climats chauds, etque par conséquent la réfraction horizontale doit augmenter en raison in-verse de la température moyenne des lieux. Cette assertion, si elle embrasseles observations faites pendant l’été, est démentie par un grand nombred’expériences que j’ai eu occasion de faire pendant le cours de mon expéditionà l’équateur. Aucun autre voyageur ne s’étant occupé de ces recherches surle décroissement du calorique dans l’atmosphère de la zone torride, jeréunirai dans une table les résultats de mes observations faites dans lesdeux hémisphères. Je m’arrêterai aux seuls nombres. Le détail des localitéssur lesquelles se fonde le choix des observations et la probabilité des ré-sultats qu’elles présentent, se trouve discuté dans un Mémoire qui va pa-roitre dans ceux de l’Académie de Berlin pour l’année 1807.
Si, au lieu d’un noyau solide enveloppé d’un fluide aériforme, nous nousfigurons un sphéroïde gazeux transparent, et tournant sur lui-même autourdu soleil, nous concevons que les rayons solaires n’y produiroient de lachaleur qu’autant que la lumière sera affoiblie en passant par des couchesd’air plus ou moins denses. L’extinction de la lumière y seroit la seulecause de chaleur. Par conséquent, la température seroit moindre vers lasurface que dans les couches intérieures. La température augmentera d’abordavec la densité croissante des couches ; mais, à cause de l’affoiblissementmême des rayons lumineux, cette température parviendra probablement à sonmaximum dans un point éloigné du centre et de la surface. Jusqu’ici notre