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Premier volume.
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d’observations ASTRONOMIQUES. x3x

habite des plateaux dont la hauteur est bien au-delà de 4ooo mètres. Jene parle pas de quelques hameaux épars; nombre de villes considérables,comme Huancavelica et Micuipampa au Pérou, sont construites sur le dosdes Andes à 3700 mètres d’élévation au-dessus du niveau de la mer du Sud.Cette position extraordinaire facilitera singulièrement le progrès des sciencesphysiques, quand la civilisation du monde, accélérant la marche qu’elle atenue depuis long-temps de l’est à l’ouest, arrivera des côtes orientales del’Océan Atlantique aux rives du Missoury et du Maranon. Jusqu’ici le peud’observations que l’on a pu recueillir sur la température moyenne des grandesvilles de Quito, de Santa-Fe de Bogota, de Mexico et de Popayan, ne sauroitconduire à un résultat exact sur la loi du décroissement du calorique. Laposition de ces villes s’y oppose ; elles ont été fondées au milieu dé vastesplaines élevées de 1800 à 3ooo mètres au dessus des côtes voisines. On peutconsidérer ces plateaux comme des bancs ou des bas-fonds de l’océan aérien;fixant les rayons solaires, ils élèvent la température des courans d’air froid etraréfié qui baignent leur surface. A la cime du Chimborazo, l’air est géné-ralement de 34° plus froid que celui des côtes, parce que la couche d’air quienveloppe le sommet est éloignée de 655o mètres de la surface du globe quiabsorbe et fixe les rayons. Si tout le diamètre de la terre augmentoit de 65oomètres, la couche d’air dont nous venons de désigner la température seroitrapprochée de la croûte de notre planète et auroit le climat des plaines ac-tuelles. Par un effet analogue, les plateaux dans lesquels sont situées lesgrandes capitales de l’Amérique espagnole, donnent à ces villes une tempé-rature beaucoup plus élevée qu’elles ne devroient avoir à cause de leur hau-teur. Cette influence des plateaux sur l’air des hautes régions de l’atmosphèrese manifeste dans le Tableau suivant, dans lequel j’ai réuni mes observa-tions sur la température moyenne .de quatre villes principales du NouveauContinent. Sur le dos prolongé de la Cordillère, dans les hautes plainesdes Andes, on trouve à 1600 mètres de hauteur la température moyenned’Alger, à 2700 mètres celle de Florence et de Rome; mais sur la penterapide , partout où il n’y a point de plateaux, il faut descendre beaucoupplus bas pour trouver des climats analogues à ceux de l’Italie et de l'Afri-que septentrionale.