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Premier volume.
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d’observations ASTRONOMIQUES. i33

thermomètre centigrade. Ce décroissement est beaucoup trop rapide pourne pas croire que la source la plus élevée, et par conséquent la plus froide,celle de Wallen-House, ne reçoive ses eaux de la cime des montagnes Bleues,qui ont 2218 mètres d’élévation au dessus des côtes de la Jamaïque. Pendantle cours de mes voyages, j’ai eu occasion de faire un grand nombre d’ob-servations analogues. Dans la province de Caraccas, j’ai trouvé constamment(comme je l’ai exposé dans un autre endroit) que les sources étoient de4-5o plus froides que la chaleur moyenne du lieu où elles venoîent aujour. De même, dans la plaine de Borne, les sources ont 11 —12°, tandisque la chaleur moyenne de l’air y est de 16 0 .

Cavernes.

La température des cavernes ou celle des galeries creusées par la main del’homme, indiqueroit aussi le décroissement du calorique, s’il étoit possibled’observer cette température sous des conditions qui excluroient l’influenced’une multitude de causes locales et même variables dans les mines les plusvoisines. Je ne doute pas qu’on ne pût obtenir des résultats intéressanssur ce que l’on désigne du nom pompeux de la température de l’intérieurdu globe, si sur la pente de la Cordillère des Andes on creusoit des galeriesdans une roche sèche qui ne contiendroit ni partie métallique, ni fentesouvertes à la circulation de l’air, de 1000 à 1000 mètres depuis le niveaude la mer du Sud jusqu’à 4800 mètres de hauteur. Les expériences faitesdepuis tant d’années dans les caves de l’Observatoire Impérial et dans quel-ques autres endroits de l’Europe, prouvent que l’on trouveroit dans cesgaleries une chaleur identique avec la température moyenne des couchesd’air qui sont placées à la même hauteur que la bouche de la mine. Mais levoyageur qui n’a à sa disposition que les creux ouverts par la main de lanature ou par l’industrie de l’homme, est bien éloigné de pouvoir fournirdes résultats satisfaisans ; il mesure la température de la croûte du globemodifiée par la décomposition des substances métalliques, par la formationdes fluides aériformes, par la force conductrice qu’ont les différentes rochespour le calorique, et par des courans d’eau et d’air dont il ignore l’origineet la longueur du chemin tortueux. Je me suis trouvé aux Andes, dansl’hémisphère austral, dans des mines dont le fond étoit élevé de 3700 mè-tres au dessus du niveau des mers; l’air y étoit constamment de i3°,7 à