RECUEIL
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i 4 0 , 2 ? tandis que l’atmosphère extérieure varioit de _ 2 f à-j- 8°. Deux millesept cents mètres plus bas que cette mine péruvienne de Micuipampa, dansla caverne du Guacharo dans la province de Cumana, le thermomètre cen-tigrade indiquoit 180,7. ^ ur ^ es cotes de l’île de Cuba, la température descavernes calcaires voisines de la Havane est de 22 R Ces résultats sontd’autant plus curieux, qu’on ne peut les obtenir quà la pente du groupecolossal des Andes. On n’y méconnoît pas l’influence de l’élévation dessites sur la température des cavernes et des mines; mais ces observations,que j’ai tâché de multiplier aussi souvent que les circonstances l’ont permis,ne sont pas d’une nature à pouvoir mener à la connoissance exacte de laloi que nous cherchons.
Limite des litiges perpétuelles.
La différence de hauteur à laquelle se trouvent les neiges perpétuelles,depuis le pôle jusqu’à l’équateur, présente un sixième et dernier moyen parlequel on pourroit être tenté de vouloir résoudre le problème du décrois-sement de la chaleur. Si, conformément à la supposition de Bouguer, cettelimite inférieure se trouvoit exactement à la hauteur d’une couche d’air dontla température moyenne est zéro, la simple détermination de cette hauteur,comparée à la température moyenne de la plaine voisine, offriroit danschaque zone le décroissement du calorique. Or, d’après les mesures faitesdans les différentes parties du globe par Saussure, Ramond, Ohlsen, M. deBuch et par moi, les neiges éternelles commencent:
sous l’équateur à 4800 m - lle lmutcur -2o° de lat. à 4®°°
45 °. . . . 255 o
62° . . . 1760
65 ° . . . g 5 o
Les températures moyennes correspondantes à ces latitudes indiquées,sont, d’après les observations les plus exactes :
o° latitude
27°
20°
26°
45 °
12,7°
62°
4 °
65 °
0°