d’observations ASTRONOMIQUES. i 35
Il suit de la comparaison de ces deux séries de nombres un décrois-sement moyen de chaleur qui ne s’accorde guère avec le résultat des voiesplus directes. Le manque d’harmonie se fait peu sentir depuis l’équateurjusqu’au parallèle de 45°, °h Ion trouve, au lieu de 191 mètres par degrédu thermomètre centigrade, 177, 176 et 200 mètres. Mais plus on approchedu pôle, et plus on s’aperçoit que la méthode est défectueuse; on trouveroit437 mètres et g 5 o mètres pour la Norwège et pour l’Islande. Cependant lacause de ces irrégularités est facile à entrevoir. Nous prouverons plus basque le décroissement de la chaleur dans l’air est fonction de la températuremoyenne des plaines ; et que par conséquent le décroissement, dans lamême zone, est plus lent en hiver qu’en été. En considérant le décrois-sement moyen de toute l’année, on le trouve aussi plus rapide dans les ré-gions équinoxiales que dans la zone plus voisine du pôle. Des observations deréfractions horizontales faites récemment à Torneo, fixent même les limitesde ces variations; elles prouvent que le décroissement correspondant à 62°de latitude, bien loin d’être la moitié de celui observé sous l’équateur, n’estencore que d’un cinquième plus lent. Si l’on parcourt les différentes zones de-puis les tropiques jusqu’au .cercle polaire; si l’on jette les yeux sur les der-nières mesures très-exactes faites par MM. de Buch, Ohlsen et Yetlafsen, onest frappé de la grande hauteur à laquelle commencent les neiges perpé-tuelles au-delà du 58° de ^atitude boréale. On voit diminuer la températuremoyenne depuis Paris jusqu’en Norwège en raison de 3 : 1, tandis que leslimites des neiges perpétuelles sont en rapport de 5 : 3. Mais la cause de cephénomène n’est pas l’effet sêul de la lenteur du décroissement du calorique;des expériences directes prouvent (et ce point n’a pas encore été discuté parles physiciens) que la couche d’air par laquelle passe la courbe des neigeséternelles, n’a pas la même température moyenne dans les différentes zonesdu globe; que bien loin d’être à zéro, comme Bouguer et après lui tous lesphysiciens l’ont supposé , elle est au dessus de zéro sous l’équateur et audessous dans les régions boréales. M. Cotta a déduit soigneusement la tempé-rature moyenne du couvent du St. Gothard, des observations qui y ont étéfaites à l’invitation de la Société météorologique de Manheim : cette tempé-rature moyenne est d’un degré au dessous du point de la congélation. Ce-pendant, le couvent est baigné par des vents chauds venant des plaines dela Lombardie, et le passage du St. Gothard est de près de 600 mètres plusbas que la limite des neiges perpétuelles. Les frères Moraves, qui observent