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Premier volume.
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d’observations astronomiques. 141

lieu de 191. Mais il ne faut pas oublier que le soleil levant ou couchant nesert pas seulement à mesurer la réfraction horizontale ; il influe aussi lui-mêmesur la constitution de l’atmosphère. 11 est probable qu’à ces deux époques dujour, des couches d’air les plus voisines ont la densité la plus différente. Cetteirrégularité., causée par les premiers ou par les derniers rayons du soleil, doitrendre plus rapide le décroissement de la chaleur, et surtout sous les tropiques.On conçoit que la réfraction horizontale du disque solaire ne donne pasrigoureusement le décroissement moyen du jour, mais quelle indique cedécroissement modifié par le lever ou le coucher de l’astre. Cependant,ces variations correspondantes à 4’ k°" {quantité dont varient, selonM. Delambre, les réfractions horizontales d’un jour à l’autre en été ) nesont encore que de 48 mètres par degré du thermomètre centigrade. Il estaisé de conclure de ce maximum combien doit être constante la loi dudécroissement pendant le milieu du jour, lorsque les petites causes d’irré-gularité cessent de troubler l’équilibre général de l’atmosphère.

Nous venons d’établir, par l’ensemble de ces discussions, i°. que lerefroidissement des couches d’air superposé es suit la même loi sous les tropiquesque dans la zone tempérée pendant l’été, et que cette loi est à-peu-près de200 mètres par degré du thermomètre centigrade \ 2°. que le décroissementvarie avec la température plus ou moins élevée de la couche inférieure del’air, mais que ce ralentissement pendant le froid le plus rigoureux ne paroîtpas dépasser 244 mètres, c’est-à-dire que le décroissement diminue d’uncinquième depuis 2 5 ° au dessus jusqu’à 29° au dessous du point de la congéla-tion 5 3 °. que le décroissement moyen de toute l’année est fonction de latempérature moyenne des différentes zones, et que par conséquent il seralentit depuis l’équateur au pôle. Nous terminerons la seconde partie dece Mémoire par une remarque sur la nature de la progression que suit lerefroidissement des couches d’air atmosphériques.

L’expression généralement reçue, qu’une colonne d’air de telle ou tellehauteur appartient à un décroissement d’une quantité constante de chaleur,n’est pas rigoureusement exacte : elle l’est, tout aussi peu que cellequ’un millimètre d’abaissement barométrique équivaut à tant et tantde mètres de hauteur. Les observations d’hiver tendent à prouver quele décroissement ne suit plus une progression arithmétique lorsqu’on s’éloignebeaucoup de la température normale de 20°, à laquelle la plus grandepartie des mesures ont été prises. Soient T et T' les températures de deux