d’observations ASTRONOMIQUES. i 43
faites à des températures très-basses, que l’on parviendra à la connoissancecomplète d’une loi aussi importante. Jusqu’à cette époque, il sera prudentde considérer les résultats obtenus comme dépendans des températuresnormales des plaines au dessus desquelles le décroissement a été observé.
Partie astronomique.
Après avoir examiné, dans la partie physique de ce Mémoire, tout ce quipeut modifier l’inflexion de la lumière; après avoir réuni tout ce que j’aiobservé sur la constitution,de l’atmosphère équinoxiale, il ne me reste plusqu’à résoudre, dans la troisième et dernière partie, la contradiction appa-rente qui existe entre la Table de réfraction de Bouguer pour la zone tor-ride , et entre la loi que suit le décroissement du calorique sous l’équateur.
Bouguer se proposa un triple but dans ses recherches sur les réfractions.Comme, avantTycho, on avoit cru que la lumière des étoiles éprouvoit uneautre réfraction dans l’air que la lumière du soleil et celle des planètes, de même,lors du départ des Académiciens françois pour le Pérou, on regardoitcomme certain que les réfractions augmentoient à mesure que l’on s’élèveau dessus du niveau de l’Océan. Bouguer s’occupa, pendant son voyage, àexaminer, i°. l’influence de la hauteur sur l’inflexion de la lumière; 2 0 . ladifférence de réfractions que présentent la zone torride et la zone tempé-rée; 3°. celle que l’on observe entre les réfractions moyennes du jour etcelles de la nuit. 11 n’y a que les deux derniers problèmes qui nous inté-ressent en ce moment. Bouguer fit des observations au bord de la mer dansl’île de St. Domingue (à la Caye de St. Louis et au Petit Goavej et sur lescôtes de la mer du Sud, à l’embouchure des rivières de Xama et des Éme-raudes; le détail de ces diverses observations ne nous est point parvenu : aussine paroissent-elles avoir été qu’en très-petit nombre. Quelques-unes don-noient les mêmes réfractions que l’on observe en France; mais l’astronomeles regarda comme de simples anomalies : aussi ne crut-il être sûr que de 1 5 ou20" sexagésimales. Il observa entre l’horizon et 12° de hauteur apparente.Le travail principal fut fait à Quito à 2907 mètres d’élévation. Par con-séquent , pour reconnoitre la réfraction supposée particulière à lazone torride , il fallut dégager les résultats de l’effet de la hauteurdu lieu. Pour vaincre ces difficultés, ou plutôt pour assujétir les observa-tions à l’hypothèse que les septièmes puissances des quantités inverses des