Band 
Premier volume.
JPEG-Download
 

RECUEIL

*44

pouvoirs réfringens sont en même raison que les distances au centre de laterre, le géomètre, plus intéressé à établir une théorie qua offrir au publicle simple résultat de ses observations, se permit d'altérer ces dernières; illes diminua (comme il s’énonce lui-même) pour mettre entrelles une cer-taine loi, et pour les concilier mieux les unes avec les autres. Des deux Tablesde réfractions publiées dans les Mémoires de l’Académie, Bouguer regardacomme plus exacte celle pour l’année 17 49? Afin que l’on puisse réduire ces ré-fractions observées à Quito à celles qui ont lieu dans des régions plus bassesde l’atmosphère , Bouguer ajoute une colonne de différences correspondantes àchaque 1000 mètres d’abaissement. Il remarque qu’on ne doit se fier à cesdifférences que pour des endroits qui ne sont que de i 5 oo mètres plusbas que la ville de Quito. Mais il oublie que la température moyenne varieconsidérablement jusqua cette hauteur, et qu’il n ? est pas permis de négligerl’effet de cette influence thermométrique. D’un autre côté, le manque d’accordqui se trouve entre la Table de Bouguer pour Quito et celle que lemême géomètre donne pour des lieux situés au niveau de la mer, ne peutpas être attribué à la différence de température seule. En réduisant lesréfractions de Quito au niveau de la mer, on les trouve, au dessous de 8°de hauteur apparente, trop fortes d’une minute sexagésimale. Cependant,la différence de température entre la ville de Quito et les côtes de la merdu Sud, ne diminueroit la réfraction que de 10 à 18”. Voici une causede plus pour soupçonner que le géomètre s etoit arrêté, pour les ré-fractions dans la plaine, à des nombres trop petits. En effet, la Tableconstruite pour Quito paroit s’accorder mieux avec l’état de l’atmosphère équi-noxiale; du moins quelques observations de /g du Centaure que j’ai faites àla ville de Mexico, où l’étoile passe par le méridien sous un angle apparentde ii° 12% ne m’ont pas donné les différences aussi grandes que celles quej’ai trouvées en comparant mes résultats obtenus sur les côtes à ceux deBouguer.

Le Gentil, dans son voyage aux Andes, a repris le travail de ce derniergéomètre. Il a fait à Pondichéry, en 1769, un grand nombre d’observationsqui paroissent sûres à 10 ou 12" près. Il observa des réfractions entre l’ho-rizon et i4° de hauteur, de demi degré en demi degré. Sa Table de réfrac-tions pour la côte de Coromandel est calculée sur douze observations faitesà io° et sur six observations faites à 6° de hauteur apparente. Le Gentil,malgré les chaleurs de Pondichéry, qui sont supérieures à celles de la côte