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Premier volume.
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372 NIVELLEMENT BAROMETRIQUE.

moyen qui appartient à la latitude de Paris ne diffère de celui observé dansles régions équinoxiales, que parce que les températures moyennes des lieuxdiffèrent de quatorze degrés centigrades.

Dans le calcul de mes mesures barométriques on a supposé la hauteurmoyenne de la colonne de mercure au niveau de l’Océan équinoxial, deo m ,762 ou 337 u ,8 à la température de 25 °, 3 . ( Géographie des plantes ,p. 29. J On conçoit, comme je l’ai indiqué plus haut, que sous l’équateur unesource constante de chaleur et d’humidité produit une diminution sensibledans la hauteur moyenne du baromètre , l’air dilatée dans des colonnes plusélevées refluant sans cesse sur les colonnes voisines, et pesant moins à causede son mouvement ascensionel.

Le baromètre devient indispensable au voyageur qui détermine l’élévationdes montagnes par des moyens trigonométriques. Sans*cet instrument nous neconnoîtrions que la hauteur absolue d’un très-petit nombre de montagnes si-tuées près'des côtes de la mer. Dans la Cordillère des Andes, on est obligéde mesurer des bases à des élévations de deux ou de trois mille mètres ;toutes les opérations y sont trigonométriques et barométriques à-la-fois. Lamasse de ces cimes colossales est tellement énorme, qu’elles se présenteroientsous des angles de hauteur extrêmement petits , si l’on vouloit les mesurer au-dessus de plaines moins élevées. Il ne reste à l’observateur que le choix entrela crainte d’augmenter l’erreur des réfractions, et l’avantage de diminuer lapartie de la hauteur absolue qui doit être déterminée au moyen du baro-mètre. Je ne puis d’ailleurs assez recommander aux voyageurs la méthode delever la carte du pays qu’ils parcourent, au moyen de bases verticales et d’an-gles de hauteurs. J’ai tenté de faire par cette méthode la jonction de la capi-tale de Mexico avec le port de Veracrux, sur une distance de plus de 3 oo,ooomètres. La différence de longitude obtenue par les azimuths et les angleshypsométriques , ne différoit de celle que M. Oltmanns a déduite de mesobservations purement astronomiques, que de six secondes en temps 1 . M. Puis-sant a traité de cette application peu usitée du baromètre à la triangulationd’un pays de montagnes, dans son excellent ouvrage sur la Géodésie, liv. III,§. n 3 a . Le capitaine Phipps s’est servi d’une méthode analogue pour me-

1 Journal astronomique de Zach, tom. XIV , pag. 4 D- Essai politique sûr le royaume de la Nou-velle-Espagne , pag. 14.

* Voyez aussi le Mémoire de M. Itamond , sur la mesure des hauteurs à l’aide du baromètre,l 8 o 5 j page 14.