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Tome douzième.
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DIVERSES.

d’entendre des choses contre les loix, soit sérieusement, soitpar jeu. II est vrai que le même Plutarque dit .ailleurs le con-traire , 8c il lui arrive st souvent de se contredire, qu’on nedevroit jamais rien avancer d’après lui, fans savoir lu toutentier. Quoi qu’il en soit, je ne puis ni ne veux récuser votretémoignage, 8c quand ces Auteurs ne feroient pas démentispar les restes du théâtre de Sparte encore.existans, ils le feroientpar Pausanias, Eustathe, Suidas, Athénée, & d’autres anciens.II paroît seulement que ce théâtre étoit plutôt consacré à desjeux, des danses , des prix de musique, qu’à des représenta-tions régulières , 8c que les pieces qu’on y jouoit quelquefois,ptoient moins de véritables drames, que des farces grossières,convenables à la simplicité des spectateurs ; ce qui n’empéchoitpas que Sosybius Lacon n’eût fait un traité de ces fortes deparades. C’est la Guilîetiere qui m’apprend tout cela; car jen’ai point de livres pour le vérifier. Ainsi rien ne manque àtna faute, en cette occasion, que la vanité de la méconnoítre.

Au reste, loin de souhaiter que cette faute reste cachée àmes lecteurs, je ferai fort aise qu’on la publie, 8c qu’ils ensoient instruits : ce fera toujours une erreur de moins. D’ail-îeurs, comme elle ne fait tort qu’à moi seul, 8c que monsentiment n’en est pas moins bien établi, j’espere qu’elle pourraservir d’amusement aux critiques ; j’aime mieux qu’ils triom-phent de mon ignorance, que de mes maximes ; & je feraitoujours très-content que les vérités utiles que j’ai soutenues,soient épargnées à mes dépens.

Recevez, Monsieur, les assurances de ma reconnoissançe,de mon estime 8c de mon respect,

Pieces diverses. F f