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Tome douzième.
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DIVERSES.

n’est pas riante, & ces sapins si grands, si beaux quand onest dessous ne parodiant au loin que des arbrisseaux, ne pro-mettent ni l’asyle, ni sombre qu’ils donnent; le fond du vallon,presque au niveau de la riviere semble n’offrir à ses deux bordsqu’un large marais où l’on.fie sauroit marcher; la réverbéra-tion des rochers n’annonce pas dans un lieu fans arbres unepromenade bien fraîche quand le soleil luit ; si - tôt qu’il secouche il laisse à peine un crépuscule, 6c la hauteur des montsinterceptant toute la lumière fait passer presque à l’instant dujour à la nuit.

Mais si la premiere impression de tout cela n’est pas agréa-ble , elle change insensiblement par un examen plus détaillé,6c dans un pays où l’on croyoit avoir tout vu du premier coup-d’œil v on se trouve avec surprise environné d’objets chaquejour plus intéressans. Si la promenade de la vallée est un peuuniforme elle est en revanche extrêmement commode; tout yest du niveau le plus parfait, les chemins y font unis commedes allées de jardin ; les bords ^ la riviere offrent par placesde larges pelouses d’un plus beau verd que les gazons duPalais - Royal, 6cl’on s’y promene avec délices le long decette belle eau, qui dans le vallon prend un cours paisible enquittant ses cailloux 6c ses rochers qu’elle retrouve au sortirdu Val-de-Travers. On a proposé de planter ses bords deSaules 6c de Peupliers pour donner durant la chaleur du jourde l’ombre au bétail désolé par les mouches. Si jamais ce projets’exécute, les bords de la Reuse deviendront aussi charmansque ceux du Pignon, Sc il ne leur manquera plus que des >Astrées, des Silvandres 6c un d’Urfé,