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Tome douzième.
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DIVERSES.

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Tous les plaisirs ont beau être pour les mèchans ; en voilàpourtant un que je leur défie de goûter. II rûa rien eu de plusprejfé que de me donner avis du changement de fa fortune ;vous devine\ aisément pourquoi. Félicite\ - moi de tous mesmalheurs , Madame ; ils m!ont donné pour ami Mylord Ma -ìréchal.

Sur vos offres qui regardent Mile. le Valseur Sc moi, jecommencerai, Mylord, par vous dire que loin de mettre de3'amour - propre à me refuser à vos dons, f en mettrois untrès-noble à les recevoir. Ainsi là-dessus point de dispute ; lespreuves que vous vous intéressez à moi , de quelque genrequ’elles puissent être, font plus propres à m’enorgueillir qu’àm’humìlier, & je ne m’y refuserai jamais, soit dit une fois pourtoutes.

Mais j'ai du pain quant à présent, Sc au moyen des arran-gemens que je médite , j'en aurai pour le reste de mes jours.Que me serviroit le surplus ? Rien ne me manque de ce queje désiré Sc qu’on peut avoir avec de l’argent. Mylord, il fautpréférer ceux qui ont besoin à ceux qui n’ont pas besoin, Scje suis dans ce dernier cas. D’ailleurs, je n’aime point qu’onme parle de testamens. Je ne voudrois pas être, moi le sachantclans celui d'un indifférent ; jugez si je voudrois me savoir dansle vôtre.

Vous savez, Mylord, que Mile. le Valseur aune petite peu**sion de mon Libraire, avec laquelle elle peut vivre , quand ellene m’aura plus. Cependant, j'avoue que le bien que vous vou-,lez lui faire m’est plus précieux que s’il me regardoit directe-ment , 6c je fuis extrêmement touché de ce moyen trouvé parPieces diverses. B b b

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