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Tome douzième.
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DIVERSES. 557

îe Général Convay, qui ne savoir pas à quoi tenoit ce refus,mais elle l’étoir fort pour M. Hume qui le savoir très-bien ;cependant il feint de prendre le change tant fur le sujet de madouleur, que sur celui de mon refus, & dans un billet qu’ilm’écrit il me fait entendre qu’on me ménagera la continua-tion des bontés du Roi íì je me ravise sur la pension. Enun mot il prétend à toute force, & quoi qu’il arrive, de-meurer mon Patron malgré moi. Vous jugez bien , Monsieur,qu’il n’attendoit pas de réponse ôc il n’en eut point.

Dans ce mëme tems à-peu-près, car je ne fais pas lesdates, & cette exactitude ici n’est pas nécessaire, parut unelettre de M. de Voltaire à moi adressée avec une traductionAngloise, qui renchérit encore sur l’original. Le noble objetde ce spirituel ouvrage est de m’attirer le mépris & la hainede ceux chez qui je me fuis réfugié. Je ne doutai point quemon cher Patron n’eût été un des instrumens de cette publi-cation, fur-tout quand je vis qu’en tâchant d’aliéner de moiceux qui pouvoient en ce pays me rendre la vie agréable,on avoir omis de nommer celui qui m’y avoir conduit. O11savoir fans doute que c’étoit un foin superflu & qu’à cetégard rien ne restoit à faire. Ce nom si mal-adroitementoublié dans cette lettre, me rapelîa ce que dit Tacite duportrait de Brutus omis dans une pompe funebre, que chacunl’y distinguoit, précisément parce qu’il n’y étoit pas.

On ne nommoit donc pas M. Hume ; mais il vit avec lesgens qu’on nommoit. II a pour amis tous mes ennemis, onle fait : ailleurs les Tronchin , les d’Alembert, les Voltaire;mais il y a bien pis à Londres , c’est que je n’y ai pour enne-

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