LOH Degrés de chaleurest pas moins juste,lorsqu’il nous dít' : (sl)que l’eau est un sel fluide sans goût ;elle change de nature , ajoute-t-íl » &se réduit en vapeur par la chaleur, &en glace par le froid ; cette glace estune pierre dure, fragile & fusible, quiest de nouveau réduite en eau par lachaleur. Le Docteur Boerhaave ( b )appelle l’eau une espece de verre quise fond à une chaleur un peu au-dessusdu 32 me- degré, qui fait le terme entrel’eau & la glace.
Toutes nos liqueurs ordinaires nefont que de l’eau , où se trouvent mê-lés des huiles, des sels & de la terre ;& on a observé qu’elles se geloientroutes, ou du moins la plupart d’en-tr’elles, les unes à un plus grand , lesautres à un moindre degré de froid ,au-deffous de la congélation de l’eaucommune élémentaire.
Les liqueurs animales perdent d’or-dînaire leur fluidité assez facilement.Le Docteur Boerhaave ( c ) croyoit
(a) Opt . p . 349.
(b ) Cbem. I , p . 39 9 . 6 14.(c) Cbem. II, f . 377.