- des Corps. 23 yL’eau de mer ne demande pas pourbouillir une chaleur sensiblement plusgrande que l’eau commune. Mais sil’eau est imprégnée de sel aussi forte-ment qu’elle peut l’être , elle est sus-ceptible d’un peu plus de chaleur. LeDocteur Boerhaave ( a ) a trouvéqu’une forte saumure ne bouilloir qu’àla chaleur du 21 8 me degré.
Une lessive de potasté s’échauffe jus-qu’au 2qo mc degré avant que de bouil-lir [b). Et les esprits salins communsqui font de fortes dissolutions de selsacides volatilisés dans de l’eau , sup-portent ce degré de chaleur, ou mêmeun plus grand. L’esprit de nitre va jus-qu’au 242 me degré. Et je crois quel’eau forte , l’esprit de sel , &c. fontsusceptibles de la même chaleur. Maisl’huiíe de vitriol , le plus fort de tousles esprits acides ( & l’esprit de sou-phre per campanam en approche beau-coup ) reçoit une chaleur considéra-blement plus grande , à fçavoir jus-qu’au S47 me degré.
frt) Cbem.Tom. I. f. 74 6.
(ct) V b il os, Tr ans, abr, VI , 1, p. 18,
V