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d’après Callot; — Théodore, ou Dirck de Bray, de Harlem, morteu 1680, a fait en 1664 un excellent portrait de son père.—L’Italie, où cet art n’a jamais été goûté généralement, n’offrerien de remarquable dans le XVH° siècle. Mous ne citerons quele Milanais César Bassano et les deux sœurs Isabella et Hie-ronyma Parasole à Rome. Isabella avait gravé un livre avec desmodèles de broderies; et la seconde, une Bataille de centaures,entre 1600 et 1650.
La France était le seul pays où la xylographie fleurit encore.
— Ludwig Bussink, Allemand, était associé avec le peintreGeorge Lallemand, et gravait d’après ses dessins vers 1640 :
— Jean Le Clerc, travaillait vers 1620 à Paris, sous le nom deMarchand tailleur d’histoires ; — Reni Baudry et Nicolas Cal-mat, vers 1622; tous les deux reçurent le privilège d’impri-meurs du Boy en libres et dominotwrs en figures et histoires, en1622; — Jean Blauchin travaillait en 1630; — Guillaume le Be,vers 1643, gravait272 planches pour une Bible;—DuBellay vivaitvers 1680 à Paris; il fut le maître de Le Sueur et de Papillon;
— Pierre Garnier, père et fils, exerçaient à Troie, en 1650; —François Beauplet grava le portrait de Richelieu sur son litde parade; — Antoine Boucquet, né en 1661, grava les saints del’année; — Clraffort et Roulière vivaient vers 1650. — On con-naît de Jean Gelée, frère du peintre, 24 gravures sur bois.
Le XVIII siècle ne vit paraître aucune nouveauté, au-cun perfectionnement dans l’art de la xylographie, ni pour lapratique, ni pour la manière, ni pour le style, ni pour le nom-bre des œuvres. L’activité et le progrès qui distinguaient leXVI e siècle, au lieu de croître, diminuèrent de telle sorte, quel’art devint métier et fut abandonné de tous ceux qui, parleurs talents et leur goût, auraient pu le relever. Le XVIII e siè-cle hérita de cet état de choses ; le savoir, l’amour de l’art etl’intérêt manquèrent aux artistes comme au public pour la xylo-graphie. La gravure sur cuivre l’avait, en Allemagne surtout,complètement bannie des livres. Cet art, si florissant dans leXVI e siècle, n’était plus représenté au XVIII e siècle que parquelques vignettes, fleurons, filets et culs-de-lampes, ornés avec