158
un goût baroque, ou ne servait plus qu’à l’impression des pa-piers et des étoffes. Çà et là seulement on voyait apparaîtrequelques gravures de mérite, mais faites plutôt par des amateursque par des artistes.
En Allemagne, où la xylographie avait le plus dégénéré parmiun grand nombre de graveurs médiocres, nous n’en pouvonsciter que deux qui se soient distingués comme artistes : Jean-Georges Unger, né à Gos en 1715, et mort à Berlin en 1788,qui grava avec goût divers objets, entre autres les 50 vignettesdu Spéculum Natmœ, publié à Berlin de 1761 à 1765, in-4°iet 5 paysages avec figures d’après les dessins de Meil, Berlin,1779, in-4-°;—-et Jean-Frédéric Unger, fils du précédent, néen 1753, qui a fait de très-belles gravures sur bois, dont lesmeilleures sont les planches de figures, publiées à Berlin en1779, in-4”; — Unger cadet fut nommé professeur de l’art xylo-graphique à Berlin, et mourut en 1804.
Parmi le peu de graveurs sur bois qui existaient alors dansles Pays-Bas, nous citerons Cornélius van Noorde, né en 1731,mort en 1795, qui travaillait à Amsterdam; et Gonzales van Heylemmort en 1720, de qui on connaît un alphabet orné de saints; ilvivait à Anvers.—En Italie, il y avait Joseph et Gabriel Rie-ciardellià Naples; J. Bapt. Canossa à Bologne (mort en 1747),dont les xylographies se distinguent par une grande délicatesse.Mais le plus célèbre était le comte Antoine-Maria Zanetti l’aîné,dont nous parlerons plus bas.
Depuis 19 95 jusqu’à l’Exposition universelle deParis en 1855. Quoique la gravure sur bois ait été beaucoupplus favorisée en France que dans les autres pays, il y a cepen-dant aussi pénurie de bons graveurs dans ce siècle. Ceux quieurent un véritable mérite furent : — Jean Papillon l’aîné, né àRouen eu 1639, mort à Paris en 1710; et son frère cadet, Jean-Nicolas, né à St-Quentin en 1655, qui était moins habile. — JeanPapillon, né en 1661, mort en 1723, fils du frère aîné, estconnu par des portraits, par un livre de messe d’après LeClerc, et par des vignettes surchargées d’ornements, mais biendessinées, — Jean-Baptiste-Michel Papillon, fils de Jean-Nicolas.