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typographique ; genre d’impression qu’on appelle en Angleterrecompoundprinting, ou impression composée, et qui a du rapportavec le procédé dit à la congrève, inventé plus tard. Àpplegathpublia, au moyen de sa méthode, des feuilles couvertes d’ima-ges pour les enfants.
On ne s’est pas arrêté à la reproduction exacte des dessinsde maîtres, on a aussi imité typographiquement le texte d’an-ciens et précieux manuscrits. A cet effet, on copiait les lettrestrait par trait en les gravant en acier pour les mouler ensuite,et on appelait ces impressions, obtenues avec ces lettres, impres-sions fac-similé (Facsimiledruck). Le premier produit de ce genrefut fait en Italie, par le graveur et fondeur de lettres Manni, en1741 ; c’est le Virgile dit des Médicis ; Florence, petit in-4°, dontquelques exemplaires sont imprimés sur vélin. Les Anglais s’oc-cupaient particulièrement de la reproduction de manuscrits rares ;le premier ouvrage important qui fut publié en Angleterre était leDomesday BooTc , qui avait été écrit en deux volumes par or-dre de Guillaume I er , et que la Chambre des lords fit copier en1783 par Farley, et imprimer pai'Nicliols. Bientôt après parutle Nouveau Testament tiré du Codex Alexandrinus, du BrittishMuséum, publié sous la direction du docteur Woyde, et im-primé sur vélin en 10 exemplaires seulement. Les quatre Evan-giles et les Actes des Apôtres d’après le manuscrit de Béza, quele docteur Kipling publia à Cambridge en 1793, sont un chef-d’œuvre typographique. Les mêmes types servaient à une éditiondes Psaumes, qu’un des bibliothécaires de ce Musée publia en1812 ('). La lithographie, l’impression anastatique et d’autresprocédés dont nous parlerons dans la suite, ont été substitués àce genre de reproduction difficile et dispendieux.
Procédé pour imiter ou pour remplacer la gra-vure sur bois. En considérant la fragilité de la matière em-ployée dans la xylographie, les planches de bois si faciles à sefendre, les traits reliefs si délicats, qui ne supportent pas indé-finiment le travail de l’impression sans s’altérer, on comprend
\i) Dr. P’alkcnslein, déjà cité, page