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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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quon ait cherché depuis longtemps des moyens de conserverles planches originales, ou de les remplacer par une matièreplus solide. Aussi a-t-on de bonne heure beaucoup gravé surmétal, surtout en France et en Italie, et on a cherché à repro-duire les planches de bois gravées, au moyen du polytypage etpar des clichés de toute nature. Quelques procédés ont été dé-crits plus haut; nous en indiquerons encore plusieurs autres.

M. F.-J. Hoffmann de Schelestadt, en 1792, prit un brevetpour une invention qui avait pour but la gravure en relief descartes géographiques. Son procédé consiste à recouvrir uneplanche de cuivre dune couche terreuse de lépaisseur duneligne; cette couche est composée doere, de sel de tartre etdune bonne dose de gomme arabique, le tout délayé dans duvinaigre; on forme la couche en plusieurs fois, en faisant sé-cher chaque fois la planche dans une étuve, après quoi ontrace sur cet enduit, devenu très-dur, la carte ou tout au-tre dessin dont on veut avoir le plan en relief. Le tracé fini,on met la planche pendant 24 heures dans une cave un peuhumide. Le sel de tartre , tombant en déliquescence, ramol-lit la terre et la rend propre à être coupée avec de petitsinstruments fabriqués pour ce travail. Ou a soin de creuser jus-quau cuivre, et, la gravure terminée, on laisse de nouveau sé-cher la couche. On obtient par ce moyen un creux, une matricede la gravure, dont ou prend des clichés par le procédé poly-typique ou stéréotypique ordinaire. M. Garez, imprimeur àToul, ignorant ce procédé, a pris en 1827 un brevet pour unprocédé de gravure en relief quil nomme pantoglyphie , et quine diffère de celui de Hoffmann que par la couche dont il re-couvre la planche.

Depuis longtemps de nombreuses tentatives ont été fai-tes pour obtenir des gravures en relief sur métal par lem-ploi des mordants. Les anciens maîtres y avaient songé, etquelques vignettes, dont les épreuves existent dans les cabinetsdes curieux, semblent ne laisser aucun doute à cet égard. AParis, les frères Lambert et M. Girardet paraissent avoir eu re-cours à ce moyen au commencement de notre siècle. M. Carezde Toul élève les mêmes prétentions , qujl fait remonter à

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