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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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(le la taille-douce. 11 sagit ensuite de faire mordre lentement,mais profondément, le cuivre. On obtient alors un relief qui peutse polytyper ou sintercaler lui-même dans le texte. Le pointillé,lentrecroisement des tailles et la facilité des corrections sont lepropre de cette méthode. M. Jobard a fait cle cette manière, leportrait en pied de David, et un cul-de-lampe très-fini.

Un avantage quoffre cette méthode pour les dessins quon veutmultiplier à linfini, cest de graver de la sorte le dessin en ques-tion, de couvrir un rouleau de bois avec la planche de cuivre plo-yée sur la circonférence, de lencrer avec un autre cylindre ju-meau, et de limprimer sur un papier continu. Une gravure dece genre simprimera dautant mieux, quelle sera plus générale-ment couverte de tailles pressées, sans espaces entièrement blancs.Il y a plus, cest quaprès lavoir fait mordre à lacide, il ny auraitquà la préparer lithographiquement, afin de donner aux creux delantipathie pour lencre grasse, de sorte que, si la planche venait àsempâter, un peu deau et dessence de térébenthine suffiraitpourla nettoyer, comme cela se fait pour la pierre et le zinc lithogra-phiques.

Ce sont surtout MM. Andrew, Best, Leloir, à Paris, qui em-ploient le cuivre pour la gravure en relief, et qui reproduisent sili-ce métal, moitié à leau-forte, moitié au burin, mais toujours en re-lief, des sujets dhistoire naturelle, des détails anatomiques avec-une grande habileté (').

Voici un autre procédé auquel les inventeurs, MM. Firmin Di-dot frères ( 1 2 ), ont donné le nom de Chrysoglyphie. Sur uneplanche en cuivre recouverte du vernis ordinaire des graveurs, onfait mordre, au moyen dune eau acidulée, le dessin quon y a tracéà la pointe ; on ne fait mordre quune fois, afin que la profondeurdes tailles soit la même partout, puis on enlève le vernis qui re-couvre les parties non mordues ; cela fait, on revêt la planche dunecouche dor, soit par laction de la galvanoplastie, soit en employantla dorure au feu. On recouvre alors dun mastic inattaquable auxacides toute la surface de la planche, que lon chauffé en des-

(1) M. Léon de Laborde, Rapport sur lExposition de 183U.

(2) Brevet dinvention du mois davril, 1854. Voyez limprimerie, la librairie et lapapeterie de M. A.-Firmin Didot, 1854, p. 32.