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1806. 11 procédait de la même manière que le graveur à l’eau-forte; mais ce procédé a l’inconvénient que la morsure se faitlatéralement aussi bien qu’en profondeur. M. Dembours à Metzperfectionna en 1834 ce procédé : il dessinait avec du vernis etun pinceau et faisait mordre avec l’acide nitrique à 18°, s’il fai-sait cbaud, et avec 20°, s’il faisait froid. M. Deleschamps recom-mande le glyplmgène suivant : 2 onces d’acide nitreux à 30°, 6 grosd’acétate d’argent et 16 onces d’éther nitreux hydraté. MM. Collaset Boquillon ont également fait des essais dans la gravure re-lief pour la rendre aussi parfaite et aussi économique que la taille-douce. M. Eberhard à Darmstadt a substitué le zinc au cuivre. M.Dunant-Narat a publié en 1842 un procédé pour fournir des plan-ches imitant la gravure sur bois : il consiste à recouvrir une plan-che de cuivre de vernis de graveur, à la graver à la manièreordinaire, après quoi on la fait mordre avec l’acide nitrique.Ayant ensuite enlevé le vernis et nettoyé complètement la plan-che, on l’encre à l’aide d’un tampon employé par les graveurs surbois, puis on la saupoudre avec diverses substances en poudre quiadhèrent au vernis et forment déjà un relief sensible; des appo-sitions successives d’encre grasse et de la substance en poudre l’é-lèvent au degré voulu. Quand la planche est ainsi préparée, on lacliché, et au moyen du brunissoir ou du charbon, on peut dimi-nuer ou augmenter les vigueurs. M. Dunant-Narat a appliqué sonprocédé à Vïllmtration de plusieurs ouvrages, où l’on a pu multi-plier beaucoup les ligures, vu le prix peu élevé auquel on peut ob-tenir les gravures. La différence de prix est généralement de 40°/opour certaines gravures, elle s’élève même à 50 °/o-M. Jobard, de Bruxelles, décrit en 1839 un procédé (’) assezsemblable au précédent, pour imiter sur cuivre la gravure sur bois.Voici en quoi il consiste : on dessine sur du cuivre avec une plumemétallique très-line et une encre composée de vernis de graveurdissous dans de l’essence de lavande à consistance de crème. IIfaut avoir soin d’essuyer le cuivre avec de l’essence de térében-thine ou de l’eau de savon pour empêcher l’encre de s’étaler ; onobtient de cette sorte des traits comparables par leur finesse à ceux
(i) Rapport sur l'Exposition française de iKS'd-