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ment Veit Stoss, en 1486, qui était aussi habile sculpteur, Math.Zasinger, Louis Krug et Maître Mail- vers la fin du siècle.
Les noms des graveurs néerlandais de cette époque ne sontpoint connus; mais on conserve un grand nombre de leurs es- htampes, qui portent toutes le caractère de l’école de Van Eyck,et qui se distinguent généralement par la douceur des tailles,par des ombres moelleuses et par un dessin excellent.
XVI e siècle. Le XVI e siècle, si remarquable sous le rap-port du progrès et de l’activité des arts en général, le fut enparticulier pour la chalcographie ; il a été illustré, en Allemagneet en Italie, par les deux plus grands maîtres de cet art, par Al-bert Durer et par Marc-Antoine.
Albert Durer avait poussé le maniement des outils, le pro-cédé et le mécanisme de l’art de la gravure à un haut degré deperfection; il transporta dans la gravure toutes les particularitésde son talent de peintre : l’imitation de la nature dans touteson originalité et sa naïveté.
Parmi ses productions chalcographiques, les plus remarqua- èblés sont surtout: Adam et Ève de 1504, St. Jérôme de 1514,et la Conversion de saint Eustaehe, une de ses estampes lesplus considérables et les plus parfaites ; elle est gravée à l’eau-forte sur fer.
Albert Durer eut beaucoup d’élèves, et l’excellence de sesgravures excitait un grand nombre d’artistes à les copier ouà imiter sa manière. Nous ne citerons que A. Hubert, W. deHaen, J. Goossen, Zuan Andrea, Jacques Binck (1490 à 1604),
J. de Mecken, J.-C. Wisscher, Jean, Jérôme et Antoine Wierx,
J. Hopfer, Wenzeslas d’Olmutz. Ces derniers sont les plus ha-biles.
L’Allemagne se glorifie encore de George Penz (n. Nurem-berg 1500), excellent graveur, distingué par la correction etl’élégance de la forme et la vigueur du burin. Ses travaux les bplus importants sont la Prise de Carthage, et les six planchesdes Triomphes de VAmour, de la Charité, etc.
Bartholomé Beham (n. Nuremberg 1496) s’est formé surtoutd’après Marc-Antoine ; ce fut lui qui initia par ses œuvres les