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artistes allemands aux merveilles et aux beautés de l’art quiflorissait au delà des Alpes. Il possédait un dessin correct rem-pli de grâce, et un burin doux et moelleux joint à une finessekt admirable. Beaucoup de ses estampes ont passé pour l’ouvragede Marc-Antoine. On distingue parmi ses travaux ses Vierges,les Combats d’hommes nus, les Tritons et les Néréides.
Hans Sebald Beham (n. 1500, m. 1550), neveu du précédent,était un des plus éminents artistes de cette époque. Il imitaitavec talent Albert Durer, tout en fondant la manière de cetartiste avec celle du maître italien. Son plus bel ouvrage estVHistoire de l’Enfant prodigue , en 4 feuilles. Il possédait à unhaut degré le sentiment du beau. Après Beham viennent les pe-tits maîtres allemands, qui se sont principalement appliqués àproduire un grand nombre d’ouvrages. Il y avait cependantd’assez bons graveurs parmi eux ; on y compte Lucas Kranach,J.-S. Lautensack, 1559; Lucas Kruger, Virgil Solis, Jobst Am-man, Théodore de Brie, Vendelin Dieterlein, 1598, et d’autres.
Marcantonio Baimondi, dit Marc-Antoine, de Bologne (n. en-* tre 1475 et 1488, m. 1527), se distingue surtout pan la correc-tion de son dessin et la netteté des contours. Sa manière estextrêmement simple, sans affectation, et la technique paraît n’ê-tre qu’un objet secondaire ; néanmoins son burin avait une grandepuissance à reproduire dans toute leur beauté et dans tout leurcaractère les œuvres des plus grands maîtres. Contemporain deRaphaël, Marc-Antoine nous a principalement conservé les ou-vrages de ce grand artiste. Ses premiers travaux rappellent lestyle de son maître Kaibolini, dit le Francia de Bologne (de1490 à 1535). La première planche qu’il ait signée est datéede 1505: c’est une Mort de Pyrame. Entre 1506 et 1510, ilcopia sur cuivre 65 xylographies d’Albert Durer ; la première en1506, est St. Jean et St. Jérôme. Marc-Antoine eut beaucoupd’imitateurs et d’élèves; parmi ces derniers Agostino, de Venise,tm et Marco, de Ravenne, sont les plus célèbres. Parmi les contem-porains ou les successeurs de Marc-Antoine qui continuèrentplus ou moins heureusement sa manière, on distingue le Maîtrean dé, dont le nom n’est point connu, mais qu’on appelle quel-quefois Beatricius ; — Enea Vico, et la famille nombreuse des