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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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eu 1486 par Erhard Rewich, à cette différence près que les plan-ches sont en cuivre dans la traduction, et quelles sont en boisdans les originaux.

A partir de lépoque de François I er , au commencement du XVI esiècle, la gravure et la peinture italiennes sunirent intimementavec lécole française, dite de Fontainebleau, mais les graveursrestèrent inférieurs aux peintres. Cétait en général des graveursà leau-forte et des orfèvres. On y remarque Jean Duvet ouDa-net, dit le maître à la licorne ; en 1485, il travaillait encore en1550. Il était orfèvre et maniait le burin avec habileté. Sa plan-che capitale est lAllégorie sur Henri II et Diane de Poitiers.Etienne de Laulne dit Stephanus ( à Orléans en 1518) travaillaitprincipalement pour les damasquineurs, les orfèvres et les niel-leurs, ainsi que les graveurs Jean Vovert, Morien, Stephanus Car-teron, de Châtillon, Jean Toutin et dautres dont on possède lesgravures. Vers la lin du siècle il y avait Philippe Thomassin, élèvede Corneille Cort, natif de Troyes, travaillant à Rome ; LéonardGaulthier et Melcliior Tavernier.

XVII e siècle. Avec Callot commence une nouvelle ère dansla gravure. Jacques Callot ( à Nancy en 1593, mort en 1635)ile premier dune série de bons graveurs, était peintre médiocreimais il se distinguait principalement par ses gravures nombreuseset très-variées, qui portent toutes le cachet de loriginalité, etdune fraîcheur dimagination remarquable. Par ses compositionset par son genre de vie singulier, il a beaucoup de rapport avecle peintre napolitain Salvatore Rosa (de 1615 à 1673), que ses ta-bleaux et ses eaux-fortes, autant que ses extravagances, ont renducélèbre. En même temps que Callot, ou peu après, vivaient ClaudeMellan ( à Abbeville en 1601, mort en 1688), graveur original,qui, entre autres, a produit une grande estampe représentant latête du Christ, avec une seule ligne allant en spirale et dont lecommencement était au bout du nez ; Antoine Masson ( en1636), distingué par ses portraits et par la souplesse de son bu-rin; les graveurs laborieux Jean le Pautre ou lePotre ( àParis en 1617, mort en 1682), Jean-Baptiste Marot au milieu dusiècle, et son fils Michel ; Israël Silvestre ( à Nancy en 1621,