Ghisi, dont le plus remarquable est Giorgio Ghisi. Ce dernier estun de ceux dont les gravures approchent le plus des meilleursde Marc-Antoine; il a reproduit les grandes compositions deMichel-Ange, de Raphaël et de Jules Romain.
D’autres artistes s’efforcèrent de pousser la gravure dans uneautre voie ; ce furent surtout Giulio Bonasone et Francesco Moz-zuoli, dit le Parmesan.
Mais déjà vers le milieu du siècle la gravure italienne chemi-nait vers une déplorable décadence, que ne pouvaient arrêter ni lestalents de Battista Franco de Venise (mort en 1561), ni les tra-vaux d’Agostino Carracci de Bologne, de Martin Rota de Selemicoen Dalmatie (de 1588 à 1586), et de Francesco Villamena d’Assisi(né en 1566, mort à Rome en 1626).
Parmi les graveurs hollandais du XVI e siècle, on distingue sur-tout Lucas Dammerz, dit Lucas de Leiden (né àLeyde 1494, morten 1533). Ses estampes ont plus de franchise et plus de précisionque celles de ses contemporains ; elles sont encore estimées au-jourd’hui. Cornélius Cort (n. 1536àHorn, m. 1578 à Rome) estun des plus célèbres chalcographes hollandais, ainsi que HenriGoltzius (né à Malbrecht en 1558, mort à Harlem en 1617); cedernier était réputé surtout pour la perfection des hachures etdes tailles. Les peintres hollandais Paul Rembrandt, Adrien Os-tade, Nicolas Berghem, Paul Potter, Waterloo, Jacques Ruysdal,et d’autres ont tous produit des gravures à l’eau-forte très-re-cherchées encore.
La première apparition de la gravure en taille-douce en France,suivant Huber, ne remonte pas plus haut qu’à 1488.
Le livre orné de gravures sur cuivre qui porte cette date apourauteur Nicolas le Huen, religieux du mont Carmel et professeuren théologie. Ce livre est en grande partie une compilation de l’I-tinéraire de Bernard de Breitenbach et a pour titre : Ipeteflrination
be oultremer en terre nainte.imprimé a 3£yon par bonneote»
homme» micbelet Copie be pyrnont et laque» berembrecit balemaiflnebemourant au bit lyon, 3£an be notre oeitjne. mille CCCC quatreotnfltj s huit; et le XXVIH novembre. On trouve dans l’ouvragefrançais les vues des mêmes villes qu’on voit dans les éditions lati-nes et allemandes de l’Itinéraire de Breitenbach, publié à Mayence