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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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che à travers le vernis doivent être de bon acier trempé et dedifférentes grosseurs, suivant le genre de dessin quon veut re-produire. Les fines aiguilles anglaises et les équarrissoirs dont seservent les horlogers, fixés dans un porte-pointe ou dans desmanches, sont les meilleures pointes. Il faut avoir soin de les ai-guiser convenablement pour quelles glissent sur le cuivre danstous les sens avec facilité, quelles tracent un trait pur, brillant)sans aucune égratignure, et quelles nattaquent le cuivre que lé-gèrement.

Le tracé à la pointe terminé, on soumet la planche à lactiondu mordant pour creuser les traits. A cet effet on entoure la plan-che entière, ou la partie seulement quon veut faire mordre, dunbord en cire molle de 2 à 3 centimètres de haut, en ménageantdans un de ses angles une petite goulotte pour pouvoir se débar-rasser commodément de lacide restant après la morsure. Leau-forte ou lacide nitrique que lon verse sur la planche à la hau-teur de 2 centimètres au moins, doit avoir 15, 20 ou 25 degrés,suivant le travail quon veut exécuter. En y mêlant un peu desel ammoniac, on empêche leau-forte délargir les traits. Laforce de lacide et la durée de la morsure ne sont soumises àaucune règle fixe ; la pratique seule guidera lartiste. Il faut ce-pendant avoir soin de ne pas laisser leau-forte en repos, maisde lagiter souvent avec la barbe dune plume de pigeon, pourôter les bulles qui se forment sur les traits. Lorsquon juge queles parties légères ont acquis le ton convenable, il faut suspendrelaction du mordant. On retire leau-forte, on lave la planche àplusieurs eaux, sans ôter la bordure de cire ; et on la sèche, enappliquant dessus du papier brouillard ou du papier joseph. En-suite on recouvre toutes les parties suffisamment mordues depetit vernis ou de vernis à couvrir, composé dune dissolutiondasphalte dans de lessence de térébenthine mélangée dun peude noir de fumée, avec un pinceau. Après lentière dessiccationdu vernis, on remet leau-forte pour opérer la seconde morsure,et pour donner à dautres parties le degré de force convenable.On continue ainsi jusquà ce que tous les tons aient acquis le de-gré de vigueur convenable, en ayant soin de retirer chaquefois leau-forte de la planche, de laver celle-ci et de la sécher.