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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
Entstehung
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planche, on le renverse sur le vernis, le dessin en dessous, puison interpose entre la planche et le calque un papier fin recou-vert dune couche de sanguine, et lon passe sur tous les traitsune pointe bien arrondie pour les marquer sur le vernis. Cest lamanière la plus ordinaire pour transporter le dessin sur la plan-che vernie, mais il y en a encore dautres, quil importe de con-naître. Un calque fait sur un papier dune épaisseur moyenneavec im crayon de mine de plomb mou se décalque très-bien surle vernis lorsquon humecte légèrement la feuille, quon la posesur la planche du côté du dessin, et quon la fait passer sous lapresse de limprimeur, qui fait adhérer le crayon au vernis. Aulieu du crayon on peut se servir de vermillon mélangé dun peude fiel de bœuf.

Le papier-glace, qui nest autre chose quune feuille de géla-tine très-mince et aussi transparente que du verre, sert très-avan-tageusement pour le calque et pour le décalque. Le dessinsexécute avec une pointe tranchante, très-soigneusementaiguisée pour quelle ne forme pas de rebarbes, qui pourraientendommager le vernis. On remplit de poudre rouge les traitscreusés dans le papier-glace, et on décalque sur le vernis enfrottant le revers avec un brunissoir, ou lon opère par im-pression comme à la méthode précédente. Pour décalquer surcuivre nu, on remplit les traits du dessin fait sur papier-glaceavec du soufre pulvérisé, on le renverse sur la planche préala-blement enduite de suif, puis avec laide du brunissoir on opèrecomme nous lavons indiqué ; le suif, combiné avec le soufre, laissesur la planche des traces noires très-prononcées, qui ne tarde-raient pas à creuser le cuivre si lon ne se hâtait de les laveravec de lessence de térébenthine.

Lorsque le décalque est terminé, on préserve le vernis de touteécorchure en recouvrant la planche de linges très-fins, et en seservant dune espèce de petit banc en bois, dont les pieds posentsur la table, et dont le dessus recouvre la planche sans la tou-cher, ou bien lon entoure la planche dun cadre dont lépaisseurdépasse un peu celle du cuivre, et sur lequel repose une plan-chette de bois pour soutenir la main pendant le travail.

Les pointes dont on se sert pour tracer le dessin sur la plan-