224
. -Par'-
i
ches à l’encre de Chine sur du papier. Le reste (le la planche serade nouveau verni et soumis à l’action de l’acide, qui agira seu-lement sur les parties retouchées avec le mélange, et leur don-nera la vigueur désirée.
Quelques artistes emploient une composition de sel marin, desel gemme, de sel ammoniac et de sirop de vieux miel pourl’appliquer avec le pinceau sur le cuivre nu.
On obtient encore un assez bon résultat, et sans être obligéde grener la planche, en se servant pour mordant d’eau-forteaffaiblie à 12°, mélangée de 12 parties d’eau distillée, et de3 d’alcool rectifié; ce mordant produit une teinte égale et lé-gère , qu’on rend successivement plus foncée en ayant soin derecouvrir les places qui sont assez creusées, et en faisant re-mordre les autres.
Le procédé de gravure au lavis que M. Keller a inventé en 1817,diffère totalement de ceux dont nous venons do parler : il a pourbut de substituer à la méthode de l’aqua-tinta par l’eau-forte, unmoyen mécanique d’incruster le cuivre sans le secours de cetacide. Yoici en quoi il consiste : après avoir tracé les contours dudessin, on vernit et on flambe la planche, et on recouvre les partiesqui doivent être ombrées avec du fiel de bœuf à l’aide d’un pin-ceau. On verse du sable dessus, on enlève tout le sable qui n’adhèrepas au fiel, on recouvre d’une feuille de papier, et l’on appliquefortement pour que le sable découvre le cuivre ; enfin on enlèvele sable avec un pinceau, et on fait mordre à l’eau-forte. Cetteopération terminée, on nettoie le cuivre et on y passe de l’huile ;les autres opérations n’exigent plus d’eau-forte, et c’est ici, àproprement parler, que commence le procédé de M. Keller.
Pour produire le premier grain, on couvre les parties de laplanche qui ne doivent point être attaquées d’un vernis dur etsec, auquel le sable ne puisse s’attacher; on étend de gros sablesur la planche, bien également, de l’épaisseur d’un quart de ligne ;on fait agir une roulette d’acier trempé, montée dans une chape,(l’abord doucement pour que le sable ne coule pas, et ensuiteplus fortement, en longueur et en largeur, jusqu’à ce que la plan-che soit également attaquée et qu’il n’y ait plus de parties bril-lantes. L’opération terminée, on replace le calque sur le cuivre,