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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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ches à lencre de Chine sur du papier. Le reste (le la planche serade nouveau verni et soumis à laction de lacide, qui agira seu-lement sur les parties retouchées avec le mélange, et leur don-nera la vigueur désirée.

Quelques artistes emploient une composition de sel marin, desel gemme, de sel ammoniac et de sirop de vieux miel pourlappliquer avec le pinceau sur le cuivre nu.

On obtient encore un assez bon résultat, et sans être obligéde grener la planche, en se servant pour mordant deau-forteaffaiblie à 12°, mélangée de 12 parties deau distillée, et de3 dalcool rectifié; ce mordant produit une teinte égale et lé-gère , quon rend successivement plus foncée en ayant soin derecouvrir les places qui sont assez creusées, et en faisant re-mordre les autres.

Le procédé de gravure au lavis que M. Keller a inventé en 1817,diffère totalement de ceux dont nous venons do parler : il a pourbut de substituer à la méthode de laqua-tinta par leau-forte, unmoyen mécanique dincruster le cuivre sans le secours de cetacide. Yoici en quoi il consiste : après avoir tracé les contours dudessin, on vernit et on flambe la planche, et on recouvre les partiesqui doivent être ombrées avec du fiel de bœuf à laide dun pin-ceau. On verse du sable dessus, on enlève tout le sable qui nadhèrepas au fiel, on recouvre dune feuille de papier, et lon appliquefortement pour que le sable découvre le cuivre ; enfin on enlèvele sable avec un pinceau, et on fait mordre à leau-forte. Cetteopération terminée, on nettoie le cuivre et on y passe de lhuile ;les autres opérations nexigent plus deau-forte, et cest ici, àproprement parler, que commence le procédé de M. Keller.

Pour produire le premier grain, on couvre les parties de laplanche qui ne doivent point être attaquées dun vernis dur etsec, auquel le sable ne puisse sattacher; on étend de gros sablesur la planche, bien également, de lépaisseur dun quart de ligne ;on fait agir une roulette dacier trempé, montée dans une chape,(labord doucement pour que le sable ne coule pas, et ensuiteplus fortement, en longueur et en largeur, jusquà ce que la plan-che soit également attaquée et quil ny ait plus de parties bril-lantes. Lopération terminée, on replace le calque sur le cuivre,