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Des arts graphiques destinés à multiplier par l'impression, considérés sous le double point de vue historique et pratique / par J.-M. Herman Hammann
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ou décalque sur le fond grené les lointains et la perspective ; onpasse le brunissoir avec de lhuile sur les parties brillantes duciel, afin de former les nuages, et sur les parties qui doivent êtredétachées les unes des autres, et on passe sur les plans éloignésun bouton dacier poli, auquel on donne un mouvement circulaire.Si lon veut obtenir des parties plus foncées, on couvre tout lereste de vernis dur, on agit sur les parties découvertes commeprécédemment, et en se servant dun plus petit rouleau dacier.

Pour produire un second grain, on mélange avec du vernis dela couleur composée dune partie de mastic, des deux parties dhuilede térébenthine, et de la couleur brune broyée avec de lhuile;on en couvre toutes les parties plates du second plan, quelque lé-gères quelles soient; on verse alors le sable sur la planche, et ourejette tout ce qui nest point attaché à la peinture. Pour les gran-des surfaces on se servira de la roulette que lon promènera forte-ment sur le sable ; pour les petites parties on se servira dun pluspetit instrument en acier. On sassure par une épreuve des diffé-rents tons et de leffet général de la gravure. Pour le troisième* grain, les mêmes moyens sont mis en usage que dans la formationdes teintes du premier plan; seulement on prend le sable le plusgros, oii limprime le plus fortement possible, et on passe le bru-nissoir sur les endroits lon veut rappeler les clairs. Il faut,pour obtenir les tons convenables, souvent renouveler lensable-ment, et avoir soin de se procurer du sable fin, bien pur et conte-nant beaucoup de quartz. M. Keller prétend que les planches trai-tées de cette manière ne donnent que 200 épreuves, mais quonpeut recommencer à sabler tant que les contours sont encore vi-sibles. Les épreuves tirées de ces planches tiennent, quant à lap-parence, le milieu entre la manière noire et laqua-tinta à leau-forte ; elles, présentent un certain velouté provenant des aspéritésdu cuivre produites par le refoulement du sable.

On attribue à Jean-Adam Schweikard (*) (n. Nuremberg 1722,k m. 1787) les premiers essais de gravure au lavis: cétait à Florence,en 1750, quil grava des dessins de maîtres à laqua-tinta.

Schweikard communiqua son invention à André Scacciati (m,

(1) Murr, 110, et Meusels Muséum, 1787,

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