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———— on étoit assuré de Lyon & des Provinces voisines , il fût arrêté qu’on16Y2. s’y réfugierait.
Le Vicomte L e Vicomte de Turennefût encore dans cette circonstance le salutde Turenne de l’Etat par la sagesse & la fermeté de ses conseils , comme il l’avoitla rassure par àé à Bleneau par son intrépidité. 11 réprésenta , que cette fuite causeraitsdls & & C ° n " sûrement la perte des Villes frontières de Picardie, de Champagne & debonne con- Lorraine ; que ces Provinces se volant abandonnées feraient leur accom-duite. modement ; qu’il étoit dangereux , q u'une pareille situation inlpirât lapensée de partager la France, ou de retenir au moins la partie dont onlé ferait mis en possession. Qu’après que les Princes se seraient ainsiétablis , leur puissance & leur réputation augmenteraient, au-lieu quela Cour perdrait l’une & l’autre. II montra ensuite , que le parti leplus sûr étoit, que le Roi se retirât à Pontoise, que l’Armée mar-chât à Compiegne pour observer Pennemi, lequel dans cette situationn’ôferoit marcher à Paris , de peur de laisser toute la Flandre dégar-nie. II ajouta , qu’il étoit sûr que les Espagnols, naturellement déliants& sujets à prendre des précautions outrées , ne le verraient pas plû-tôt avancer à eux , qu’ils s’imagineroient du mystère dans cette dé-marche ; qu’ils croiraient qu’on n’auroít osé l’hazarder sans de gran-des raisons ; qu’ils craindraient quelque traité secret , dont ils pour-raient être la victime. Le Cardinal goûta ces raisons ; la Reine , qui
ne trouvoit jamais de conseils trop hazardeux, y consentit Le voyagede Lyon fût rompu ; la Cour alla de St. Denis à Pontoise ; P Armée se ren-dit promptement à Compiegne, & campa sous les murs de cette Ville.II oblige L’e' ve'n e ment vérifia les vûës de ce grand Capitaine. Cette Armée ,
l’ssfmée , si formidable dans. les circonstances , n’aïant pas la communication Ii-retourner 2 en k se avec ^ ar ^ s 5 voiarit: qu’elle ne pouvoit y aller fans découvrir la
Flandre. Flandre , qu’elle ne pouvoit même y envoler du secours qu’il ne fût
exposé à être rencontré par l’Armée du Roi , prit bientôt le parti dese retirer, & se contenta de laisser un Corps de troupes au Duc deLorraine, qui demeura fur la frontière. Peut-être auísi que les Es-pagnols jugèrent , qu’il étoit bien plus de leur avantage de reprendrece qu’ils avoient perdu en Flandre , que de faire des conquêtes enFrance. Ils crurent que les Princes feraient assez forts avec le secoursqu’ils leur laissoient , pour tenir tête au Roi ; au - lieu que, s’ils, lesmettoient en état de l’accabler , ce Prince se trouverait dans la néces-sité de s’accommoder avec les rebelles à quelque prix que ce fût, &que cette réunion les obligerait de lâcher prise, & • de rendre tout cequ’ils auraient conquis. Peut-être aussi ne se montrèrent-ils, que pourranimer le Prince de Coudé, l’empêcher de conclure, & lui faire fairede nouvelles démarches , qui le rendant de plus en plus irréconcilia-ble, l’obligeassent enfin de se jetter entre leurs bras.
Ils s’étoient avancés jusqu’à Chaulni , place si mauvaise , qu’ils nejugèrent pas à propos d’y mettre garnison. Leur marche eut été àpure perte, si le Duc d’Elboeuf, &Manicamp Gouverneur de la Fère ,
ne