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Tome second.
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DE LOUIS XIV. LIV. XV. i-f

qu’aux Princes, qui s’étoient obstinés de ne convenir d’aucun détail de leurréconciliation, & de ce qu’ils feroient après avoir obtenu cette satisfaction.

Comme il ne convenoit point à la Majesté Roïale de l'accorder àdes prières armées, on imagina un moyen par lequel il parut qu’onPaccordoit à des sujets fidèles, & non gouvernés & inspirés par lesChefs de la rébellion. Quelques Présidens & quelques Conseillers s’é-tant retirés de Paris avec le Procureur-général, on s'assura qu’ils se prê-teroient volontiers au projet que l’on avoit formé. Ces mesures prises,le cinquième août on envoya à Paris une déclaration , qui transferoitle Parlement à Pontoise. „ Elle étoit longue, dit Talon, mais elle „expliquoit fort bien comment toutes les choses s’étoient passées Ony expoibit ce qu’avoient fait les Princes pour ôter aux Magistrats , mêmeau Parlement la liberté de leurs fonctions, & pout réduire Paris, afin-de le faire contribuer aux fraix de la guerre qu’ils vouloient faire au Roi;de manière qu’on ne transferoit le Parlement, que pour le tirer de l’efcla-vage où il s’étoit laissé réduire.

Le lendemain les Chambres furent assemblées. Le Duc d’Orléans,le Prince de Coudé ne manquèrent pas de s’y trouver. II fût arrêté,que cette déclaration & toutes les autres Lettres de Cachet ne feroientpoint luës, tant que le Cardinal Mazarin feroit en France. Que défensesferoient faites à tous les Officiers de la Compagnie de désemparer , nid’exercer aucune commission ni emploi fans le consentement du Parle-ment , enjoint aux absens de retourner incessamment. Dans les Assem-blées suivantes, il y eut de grandes clameurs. On cassa tout ce qutavoit été fait à Pontoise avec des termes d’aigreur & d’autorité. Lachaleur augmentant, on proposa une infinité d’expédiens , plus outra-geux les uns que les autres, contre ceux qui avoient eu la témérité d’é-lever Autel contre Autel. On lé modéra pourtant, & on fe contentad’arrêter , qu’ils feroient raies du Tableau , déclarés eux & leur posté-rité indignes d’exercer aucune Charge dans le Parlement. Que toutes-fois on leur écriroit de revenir dans huit jours ; que s’ils obéissaient.on délibéreroit de nouveau, pour régler comment on les traiteroit.

L e prémier Président, Garde des sceaux, les Présidens de Novion& le Coigneux, le Procureur-général & onze Conseillers fe regardè-rent comme le Parlement de Paris transféré à Pontoise. Ils s’assem-blèrent le sixième août en présence du Roi, & de tout ce qu’il yavoit auprès de lui de personnes de distinction. Ils enregistrèrent l’Ar-rêt, qui avoit ordonné cette translation , pour être exécuté selon faforme & teneur. Dès le lendemain , sis donnèrent Arrêt, par lequel,à la Requête du Procureur-général , ils ordonnèrent que très hum-bles remontrances feroient faites au Roi pour la tranquillité publique,& fa Majesté suppliée de vouloir éloigner le Cardinal Mazarin. Cesremontrances furent faites & très vivement , trois jours après par lePrésident de Novion. Le Roi répondit qu’il en communiqueroit avecson Conseil. La réponse fût un Panégerique de la vie & des actions

B b % du

1652.

Le Parle-ment esttransféré àPontoise.

Vol. 8- Part,i.pag. 47.

On n’y apoint d’é-gard à Parie.

Le Parle-ment dePon-toise deman-de l’éloigne-ment du Car-dinal , on lelui accorde.