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Tome second.
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HISTOIRE

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y——y da Cardinal. Elle faisoit le détail des services qu’il avoit rendus à l’Etat.

I6s2. Néanmoins, ajoûtoit-on, le Roi promet de le renvoïer une seconde fois,& de tenter ce remède, pour voir s’il fera cesser les factions. Cette Re-quête répandue dans Paris n’indigna point, comme elle auroit fait quel-ques mois auparavant ; le Parlement même fût tranquille , & ne renou-vela point ses Arrêts & ses espèces d’imprécations à f occasion des louangesexceíììves, qu’on donnoit à celui qu’il avoit proscrit.

Les réflexions que fait Talon fur ce manège de la Cour m’ontIbìd, pag. 76. paru 11 sensées, que je ne puis m’empêcher de les rapporter. „ Toute„ cette momerie , dit ce Magistrat, pouvoir être omise, st ceux qui

„ étoient auprès du Roi eussent eû aise? de générosité pour faire les

» choses Royalement; mais comme le Cardinal étoit l’Agent & le Pa-„ tient, & qu’il donnoit des conseils entre lui-même, qu’il avoit peine„ à fe retirer , il propofoit des moyens ridicules, ou inutiles pour allon-

„ ger le tems & fe satisfaire foi-même, s’imaginant qu’il étoit afl'ez ha-

„ bile pour tromper tous les autres, & ne pouvant quitter cette pen-„ fée , laquelle l’a toujours fait tomber en confusion. Car c’éít un„ moyen bien violent de transférer un Parlement, de l’interdire, avantM que d’avoir tenté d’autres voïes, qui auroient pu produire le mêmej, effet.

„ Or, puisque toute cette cérémonie de translation du Parle-5, ment à Pontoife, n’avoit point d’autre objet que de faire faire ces re-33 montrances, à mon sens ils avoient deux voïes honnêtes & légiti-33 mes pour y parvenir. La prémière, que les personnes de qualité« qui étoient auprès du Roi s’assemblaísent, pour informer fa Majesté« des désordres publics, & députassent quelqu’un d’entre eux, comme3, on le fit lorfqu’on proposa à Henri quatre de changer de Religion.„ L’autre , que le Roi assemblât une trentaine de Notables, de l’Eglife,„ de la Noblesse, & des Gens de Robe, pour leur proposer l’état présent33 des affaires & leur demander conseil, qui eut abouti aux mêmes re-,3 montrances, qui ont été ordonnées dans ce Parlement “. Ne pour-roit-on pas répondre, qu’outre la formalité de ne céder qu’à des re-montrances faites par des sujets fidèles, on vouloir peut-être aussi mor-tifier & inquiéter cette Compagnie ? même affaiblir son autorité en lapartageant, & ôter aux Princes ce que son union, quoique forcée,donnoit de considération à leur parti?

L e Parlement de Pontoife 1e soutint contre celui de Paris. II dé-clara ceux qui le compostaient interdits de leurs fonctions , & par unefuite nécessaire il annulla tous leurs Arrêts. La guerre fût vive. Onfe traitoit réciproquement de Schifmatiques. 11 ne manquoit plus quede «'excommunier, comme l’auroient fait sûrement des Assemblées Ecclé-siastiques en pareil cas. La Chambre des Comptes & la Cour des Ai-des furent aussi transférées. Malgré les mouvemens que fe donnèrent lesPrinces, ces Compagnies furent plus dociles, que ne l’avoit été le Par-lement. On y opina d’abord à des remontrances ; mais on arrêta en

même