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même téms, que par respect on cesseroit de s’assembler. Le Roi aïantrefusé d’écouter leurs Députés, elles enregistrèrent elles-mêmes l’Arrêt deleur translation.
L e Cardinal partit enfin le dix-neuf d’août, déterminé à cette dé-marche , qui lui coûtoit tant, sur-tout par les conseils du Vicomte deTurenne , qui joignoit à la bravoure & à la capacité pour la guerre, laplus sincère probité. 11 partit assuré de son retour, si le Roi reprenoisle dessus. II comptoit fur la fermeté de la Reine, que rien ne pouvoitébranler. C’étoit à son occasion, que cette Princesse avoit fait éclaterune grandeur d’ame , une constance, & une résolution , dont à peineon trouve des exemples. Malgré ces assurances , il prit toutes les me-sures qui pouvoient les augmenter. II fit donner la principale directiondes assaires au Prince Thomas de Savoie, à le Tellier & Servien , quiétoient absolument dans ses intérêt|, L’Abbé Ondèdei , depuis Evêquede Frêjus, qui avoit la plus grand! part à fa confiance, fut chargé derester auprès de la Reine pour les négociations fecrettes. Enfin il mit en-tre les mains du Roi une instruction, où il marquoit en détail commentce Prince devoit fe conduire.
Qu o mu ’il fút public, que cette retraite n’étoit que pour untems, elle produisit tous les bons effets qu’on en avoit espéré. La cha-leur du Parlement diminua considérablement & ne fût pas longtems às’éteindre. Le vingtième août, on parla de cette retraite. II fût una-nimément arrêté, que le Roi aïant fait le premier pas, il falloit lui té-moigner son obéissance ; que le Parlement n’avoit ni la volonté , ni lapuissance de faire la guerre, & qu’il étoit à propos de députer au Ducd’Orléans pour le prier de venir en la Compagnie y faire fa déclaration.Son Altesse Roïale s’y rendit deux jours après avec le Prince de Condé.Leur déclaration fût équivoque, & conçue de façon, qu’elle pouvoitêtre le commencement de la paix, ou le fondement de la continuationde la guerre. Ils promettoient de quitter les armes , supposé que leCardinal fût effectivement sorti du Roïaume , mais à condition , que leRoi donneroitune Amnistie générale & suffisante, qu’il éloignerait ses trou-pes des environs de Paris, qu’il retireroit celles qu’il avoit en Guiennepour les emploïer fur les frontières, qu’il réuniroit le Parlement, &donnerait toute fureté pour les troupes étrangères.
Pour négocier fur ces propositions, on envoïa demander des pas-seports à la Cour ; ils furent refusés. Le Roi, par l’avis de son Conseil,répondit qu’avant toutes choses, il falloit poser les armes , comme onl’avoit promis ; renoncer à toutes associations & traités ; faire retirer lesétrangers du Roïaume & des Villes, dont on les avoit mis en possession.Cette réponse fût accompagnée d’une déclaration vérifiée à Pontoise.C’étoit une Amnistie pour tout ce qui s’étoit fait depuis le premier fé-vrier de l’année précédente, à condition, que ceux qui avoient pris lesarmes les quittassent trois jours après, & rentrassent eux & leurstroupes dans l’obéïssance & le service du Roi. On exceptoit de cette
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Suites heu.reuses de cette démarche