HISTOIRE
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On s’y oppose inutile-ment.
L’amour dela paix prendle dessus.
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Amnistie les cas commis contre les particuliers, dont on vouloit qu’ónfit justice par les voies ordinaires. On revoquoit tous les Arrêts renduscontre le Mazarin, même les déclarations du six septembre & du huitoctobre de la même année.
Le Duc d’Orléans se plaignit de la réponse qu’on lui avoit faite.11 tâcha de rendre s Amnistie suspecte , mais le grand nombre en fût con-tent , & les désirs de la paix s’affermirent de plus en plus. Par rapportaux plaintes particulières de ce Prince, on lui répondit, du moins onpouvoit lui répondre , que lorsque Sa Majesté avoit été pressée de ren-voïer le Cardinal Mazarin, elle avoit demandé des Députés pour con-férer fur ce qu’on feroit en conséquence de la complaisance qu’elle au-roit eue ; que lui & Monsieur le Prince avoient refusé cette conférence,en déclarant sans réserves , ni conditions, que la sortie du Cardinal horsdu Roïaume feroit la fin de la guerre^ Que le Roi avoit consenti, qu’ilsn’exécutassent rien de ce qu’ils avcEnt promis que le Cardinal ne sefût retiré ; qu’ils avoient encore refusé ce parti, dans la crainte, ques’ils faisoient quelque traité, le Cardinal n’en instruisit les Espagnols.Que le Parlement, qui adhéroit à leurs sentimens , même à fa propreconfusion, avoit supplié le Roi de commencer par éloigner le Mazarin,l’assûrant, que par-là le calme feroit rétabli ; de sorte qu’il étoit justeque ses sujets satisfissent à leurs promesses, puisque le Roi avoit fait laprémière démarche.
L a fermeté de la Cour à ne rien écouter qu’on n’eût accompli lesconditions de s Amnistie , l’approbation qu’on donnoit publiquement àcette fermeté , les voeux du peuple , presque auffi ardens pour la paixqu ils l’avoient été autrefois contre le Mazarin, déconcertèrent étrange-ment les Princes, qui, c’elt la remarque de Talon, ne manquoient pasde volonté de continuer la guerre, mais qui n’en avoient plus de prétexte.Leur ressource fût de ruser, de gagner du tems, juíqu’à ce qu’ils eussentvû ce que feroit le Duc de Lorraine, que les Espagnols avoient laisséfur la frontière avec huit ou dix mille nommes. Ils firent reculer de-quelques jours la délibération du Parlement fur l’Amnistie, & fur la ré-ponse que le Roi leur avoit faite. 11s firent des nouvelles tentatives pourengager la Cour à quelque négociation. On ne voulut pas lire la Let-tre du Prince de Condé ; on la lui renvoya toute cachetée. On répon-dit au Duc d’Orléans, avec encore plus de hauteur que la prémière fois,qu’on s’étonnoit, qu’il oubliât ce qu’il avoit promis, que l’unique par-ti , qu’il avoit à prendre, étoit de l’exécuter.
La délibération qu’on avoit reculée autant qu’on l’avoit pû, com-mença le second de septembre. Sûr qu’on étoit de la diminution ducrédit des Princes, le grand nombre des Conseillers de la Grand’Cham-bre fût d’avis de les prier de désarmer, comme ils l’avoient promis, &d’aller trouver le Roi. Le fanatique Broussel opina , qu’il falloit se for-tifier & se préparer à se défendre contre le Cardinal Mazarin , dontl’esprit régnois encore. II fût seul de son avis. Tous les gens de bien
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