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Tome second.
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DE LOUIS XIV. LIV. XV.

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riant tout ee qui s’étoit passé depuis le premier 'février mille six centcinquante & un , quoi - qu’alors il n’y eût aucun mouvement , & qu’ilfalloit supplier le Roi de casser seulement cequi s’étoit fait depuis lescommencemens de la dernière guerre civile. Cet avis alloit à fairesubsister les Arrêts & les déclarations rendus contre le Cardinal Maza-rin ; il ne fût suivi de personne. Les plus emportés jufqu’alors, leBoindre même dit , qu’il falloit sacrifier au bien de la paix ces Arrêts& ces déclarations. Le Boult trouva , que le tems qu’on accordoitaux Princes L à ceux de leur parti étoit trop court, & il fe plaignitque quelques-uns de la Compagnie étoient exclus de l’Amnistie, puisqu’ils n’avoient pas été invités comme les autres de fe trouver k cetteAssemblée, & que même actuellement , lorsque le Parlement étoit en-tré dans le Louvre , on avoit voulu en exclure Monsieur Bitault.

Les avis aïant été recueillis , celui de l’enrégistrement pur & simplese trouva le plus foible. Le Chancelier & le Garde des sceaux y firentrevenir. Ils promirent , qu’ils s’emploïeroient sincèrement pour obte-nir la grâce des Membres de la Compagnie & la prolongation du ter-me, pour participer à l’Amnistie. On fe contenta de cette promesse ;il fût unanimement convenu , que la déclaration passeroit telle qu’ellevenoit d’être luë.

Ces mesures sagement prises , pour qu’il ne parût aucune divisiondans cette cérémonie, qui devoit être le sceau & le fondement de lapaix , le Roi vint prendre sa place assez peu accompagné. II n’avoit àsa suite que les Ducs de Guise & d’Usez , les Maréchaux de l’Hópi-tal & de Villeroi , quelques Conseillers d’Etat & quelques Maî-tres des Requêtes. Les harangues du Chancelier & du Garde dessceaux furent une peinture touchante des maux , que Pesprit de fac-tion avoit causés , & des douceurs & des fruits de la paix.

A p r e' s qu’on eut lû la déclaration de l’Amnistie on en lut deux au-tres. La prémière rétablissent le Parlement à Paris, confirmoit toutC‘e qui avoit été fait à Pontoise pour les affaires des particuliers, décla-roit nuls les jugemens & Arrêts rendus k Paris , excepté ceux quiavoient été donnés contradictoirement & fur production des parties quine s’y feroient point opposées & ne s’en seroient point plaints jufqu’à cèjour. La seconde déclaration contenoit trois chefs importans. Par le pre-mier , on chassoit de Paris le Duc de Reaufort, de la Rochefoucault, deRohan , les Sieurs de la Boulaïe , Fontrailles , les Présidens Perrault &Pâris , & tous les domestiques des Princes; Broussel, le Président Vio-le , le Président de Thou, Portail, Ritaut, Croissy, Bouquet, Machaut,Coûtant, Martineau & Guenond ; ces dix derniers étoient du Parlement.

Le second chef défendoit aux Officiers du Roi d’avoir aucune liaisonparticulière avec les Princes , de recevoir d’eux aucune pension , deprendre soin de leurs affaires. Ce règlement n’étoit pas nouveau. IIétoit conforme aux anciennes ordonnances, dont l’obscrvation auroitépargné la plus grande partie des maux qu’on venoit d’éprouver.

Enfin

1652.

Déclarationsqu’on y véri-fie.