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HISTOIRE
!.. » Enfin on défendoit auParlement de s’entremettre des affaires gé-
i6f2. nérales de l’Etat, ni de rien prononcer contre ceux qui sont appellés auVol. 8 . Part. Gouvernement ; „ ce qui fût mis, dit Talon , pour garantir à l’avenira. f. ioo. n le Cardinal Mazarin des attaques de cette Compagnie II pouvoit dire »que c’étoit pour rétablir Tordre & la forme eíìèirtiëlle du Gouvernement,que ce Corps avoit paru vouloir changer.
Dans l’accord secret, que le Parlement avoit fait avec la Cour pourle retour du Roi, on avoit promis que le Chancelier & le Garde dessceaux le ménageroient dans leur discours, & lui épargneroient les re-proches , qu’il meritoit par tant de titres, en particulier pour n’avoirpas obéi à fa translation ; on leur tint parole. Mais , comme il n’étoitpas juite que cette faute 11 marquée ne fût pas relevée , le Procureur-gé-néral eut ordre de la reprocher. II le fit avec force. 11 prouva, quePAíTemblée de Pontoiie avoit feule mérité le nom de Parlement ; quela translation avoit été juste & nécessaire, vû la notoriété de l’oppref-íìon, où cette Compagnie avoit été réduite à Paris ; que toute l auto-rité dérivoit du Souverain , & qu’il étoit inconcevable , que des Magi-strats eussent pensé en être encore revêtus malgré la déclaration, quiles en avoit dépouillés, à moins qu’ils ne vinssent l’exercer dans le lieu ,
où on leur avoit ordonné de fe rendre. Le Lit de justice finit par cette
leçon, dont le Parlement avoit besoin , & qu’il a eu occasion de prati-quer depuis.
I/ordre est P a r i s fût tranquille. Ceux qui avoient eu ordre de fe retirer ob-
rètabli. éïrent. L’intérét que le Parlement prit pour ses Membres disgraciés fût
modéré & retenu. II est vrai que les Enquêtes demandèrent l’Assembléedes Chambres, mais on les contint, en les menaçant qu’on uferoit de sonautorité. Cette autorité s’affermit bien vite ; on rétablit la plûpart desimpôts qui avoient occasionné les troubles. On éprouva d’abord quelquerésistance, mais Tefprit de faction étant éteint, on la surmonta fans beau-coup de difficulté.
Pour consacrer à la postérité le retour du Roi en sa Capitale, ontVoïésNMI. frappa une Médaille, f
Le Monarque y est représenté à cheval. Paris, fous la figure d'unefemme à genoux, lui présente ses clefs. La Legende ,Ljetitia P u -blica, & TExergue, Impetrato Régis optimi in urbem re-dITU , expriment, que ce retour demandé avec instance causa une joye uni-verselle.
Quelque tems après on plaça à THótel de Ville une statue demarbre. Elle répréfentoit Louis quatorze habillé à la Romaine, une cou-ronne de laurier fur la tête ; il montroit la rébellion qu’il avoit dom-ptée , & qu’il fouloit aux pieds fous la figure d’un soldat ; ce soldat étoitarmé d’un Corselet & d’un Javelot ; sur le haut de son casque on voioitun Chat, qui tenoit dans ses griffes un jonc rompu. Le Piédestal portoitcette inscription Latine ;
L U D O-