DE LOUIS XIV. LIV. XV.
LOJ
LUDOVICO XIV.
REGI CHRISTIANISSIMO,
PERDUELLIUM DEB ELLATORI,
URBIS PACATORI,iETERNUM REVERENT IiEFIDEIQ.UE MONIMENTUMDEVOVERUNT
FRANCISCUS DE L’HOPITAL
FRANCIiE POLEMARCHUSURBIS MODERATOR,
ANTONIUS LE FEVRE
U R B 1 P RJEPOSITOS,
MICHAEL GUILLOIS,
NICOLAUS PHILIPPES,
ANDREAS LE VIEUX,
PETRUS DENISON,iE D ILES;
GERMANUS PIETRE
REGIS U R B A N U S ET MODERATOR,
MARTINUS LE MAIRE
S C R I B A
NICOLAUS BOUCOT, 0_UL STOR.
A N N O M D C L 11.
C e Monument, qui suroît été du moins auíli-bien placé dans lagrande Salle du Palais, & même dans la Grand’Chambre , demeura enl’Hôtel de Ville , juíqu’en mille six-cens quatre-vingt-sept. On l’en ôtasur ce que ce Prince dit, qu’il n’étoitplus de saison, & on le porta à lamaison de campagne du Président de Fourci, alors le Prévôt des Marchands.
Malgré les preuves de soûmiísion que la Cour recevoit tous les ^T J,e ^ U(íejours, elle ne pouvoit se croire tout-à-fait en fureté à Paris, tant que le Car- p ^ r “ °“ r r tdinal de Retz y seroit en liberté. Ce qu’on avoit éprouvé de l'on carac- au Cardinaltère audacieux & intriguant , faifoit trop voir ce qu’on en pouvoit de Retz.craindre, pour qu’on ne mît pas tout en usage, asin de lûi ôter lepouvoir de nuire. Sa dignité, son titre de Coadjuteur avoient empê-ché qu’on ne le mît au nombre des exilés. Quoi-qu’on eût su, que lejour même que le Roi fût revenu à Paris, il avoit conseillé au Ducd’Orléans de ne point obéir à l’ordre , qui lui avoit été donné de se re-tirer , on continua de le ménager, & de vouloir s’en débarrasser d’unemanière honnête. Lui-même effraie de fa situation, sachant ce qu’ilavoit mérité, instruit par l’exemple du Duc de Beaufort & deBroussel,qui, comme lui, avoient été l’Idole du peuple , & dont ce peuple avoitvû tranquillement l’exil, il cherchoit à s’accommoder avec le Mazarin.
II pria le Maréchal de Turenne , dont il se croioit fort ami, de propo-ser le mariage de Mademoiselle de Retz sa nièce avec le neveu de ceMinistre. Le Maréchal n’aïant pas jugé devoir se mêler dans cette intri-
Tme II. D d gue,