DE LOUIS XIV. L I V. X VII.
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la Sambre , iroient dans le Luxembourg, ou si celles du Luxembourg — ——»■ ■passeroient la Meule pour aller iur les bords de la Sambre. Selon lun i6sZ.
ou l’autre parti , il faìloit quatre ou cinq jours au-moins pour qu’un Prime ae
Corps joignît l’autre , & par cette manœuvre , on s’assûroit qu ’011 au- Coudé. pag.roit huit ou neuf jours pour prendre Rhétel, avant qu’il pût être fe-couru. Ce Campement, qui empêcha la jonction des troupes ennemies,ne peut être assez loué. 11 montre du-moins que si la valeur est la qua-lité la plus brillante d’un Général, la sagesse elt la plus utile , & d'une
ressource sens comparaison plus assurée. Le reste de cette Campagnesera du même goût, si je puis ainsi m’exprímer ; on verra la prudencelutter avec ^impétuosité, & conduire si habilement une poignée detroupes, qu’elle rendra prefqu’inutile une Armée formidable.
L’Arme'e n’étoit pas encore à moitié assemblée qu’on s’approcha deRhétel. On attaqua brusquement les dehors. Le Gouverneur & lesprincipaux Officiers y étoient , pour observer par où les affiégeans fe-roient leurs approches. Ils furent si surpris de se voir insultés de touscôtés avec tant de vivacité, qu’ils ne firent qu’une foible résistance. Apeine le Gouverneur eut-il le tems de se retirer dans la Ville. Le Los-se étoit bon , les ouvrages hauts , mais ils n’étoient que de terre, &n’étoient pallisadés que vers les parapets , où cette défense est le moinsnécessaire. Dès qu’on fût maître des dehors , on dressa quelques batte-ries si près des murailles , qu’en peu de tems on y fit des brèches con-sidérables. Le Gouverneur capitula le huit juillet , troisième jour dusiège. On eût pû exiger qu’il se rendît prisonnier de guerre; mais le temsétoit trop précieux. On lui accorda les conditions les plus honorables,il sortit le lendemain avec armes & bagages , & fût conduit à la VilleEspagnole la plus proche , & par le plus court chemin.
Les projets du Prince de Condé furent déconcertés par la prise deRhétel. 11 eut à se reprocher , de n’avoir pas fait assez d’attention àl’mportance de ce poste. II entra pourtant en France par la frontièrede Picardie à la tête de trente mille hommes, non fans de grands ob-stacles. II s’en falloit tout qu’il n’eût les mêmes facilités à faire degrands progrès, qu’il auroit trouvé du côté de la Champagne , s’il ne sefût pas laissé enlever Rhétel. Le tems où il avoit fait cette perte, luiôtoit certainement l’excuse d’avoir été prévenu ; mais, dit Mr. de Tu- Tom. p*g.renne dans ses Mémoires, les plus habiles font des fautes , qu’il est plus 22 ?•aise de remarquer que d’éviter.
C’e'toit vers la Capelle que ce Prince avoit formé son Armée. Le Louis XIV.Vicomte de Turenne marcha de ce côté-là , & alla camper auprès marque unede Vervins II trouva l’ennemi a Fonsomme , & les gardes avancées scande in-des deux Armées n’étoient qu’à un quart de lieue l’une de l’autre. Louis ^ guerresquatorze vint voir son Armée. II aimoit déjà la guerre , & c’étoit pourlui un plaisir sensible . que de se trouver dans un Camp. Cette inclina-tion convient sens doute à un Roi ; mais il est infiniment à souhaiterpour le repos du monde qu’else ne domine point dans son caractère, &
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