HISTOIRE
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s’accorder. On fût obligé d’envoïer le Maréchal du Pleflìs-Pralin pourles commander. II jugea le passage de la rivière trop difficile, il fit unenouvelle attaque.
Les assiégés se défendirent avec vigueur ; ils firent de fréquentessorties. La saison étoit rude ; les tranchées étoient pleines de boues, &ce n’étoit qu’à force , que le soldat y entroit. Un accident décida. Uncoup de canon tiré contre le Château entra par une fenêtre, donna con-tre une caque de poudre, y mit le feu ; le magazin s’enflamma, & fitsauter une partie de ce Château. Les assiégés manquèrent de poudre,on passa le fossé fans peine , on attacha le Mineur au Corps de la Place ;la mine joua, les Suisses montèrent fur la brèche l’épée à la main & s’ylogèrent. Montai, qui commandoit, fe voyant en danger d’être empor-té d’assaut, capitula. Louis quatorze étoit arrivé au camp la veille,vingt-six novembre. II consentit, que les Allemans & autre étrangerssortissent tambour battant & enseignes déployées, mais il voulut, queles François fe retirassent fans bruit avec leurs armes & leurs bagages.II ne voulut pas les voir passer. Ils sortirent par une porte, tandis queles étrangers défilèrent par une autre en présence de ce jeune Monarque,qui commençoit dès - lors , comme il a toujours fait depuis, à soutenirl’auguste qualité de Roi avec toute la dignité possible. „ Ainsi l’hiverM vint, dit Mr. de Turenne , & les Armées fe retirèrent de part & d’au-M tre. L’Armée du Roi aïant pris pendant la Campagne Rhétel, Mou-„ zon & Ste. Menehoud , & ses ennemis Rocroi seulement, quoiqu’il n’y„ eût entr’elles aucune proportion de forces, celle des ennemis étantbeaucoup plus considérable
La réduction de toute la Guyenne & celle de sa Capitale, la prisede Rhétel, Mouzon & Ste. Menehoud par l’Armée du Roi, sont le su-jet d’une Médaille, f Le Soleil y paroít dans son char dissipant les nua-ges. Le Mot de la Légende, Serenitas, signifie , la sérénité revenue.L’Exergue , Plurimje Urbes receftje. M. D C. LlII. veutdire, plusieurs Villes remises fous /’obéissance du Roi.
Une partie des troupes étant occupée à soumettre les rébelles, oneût peu de succès en Italie au commencement de cette Campagne. LesGénéraux des deux partis étoient convenus de ne faire ancune entre-prise , & de ne commettre aucun acte d’hostilité dans le Milanez & dansle Piedmont. Les Espagnols qui vouloient détacher le Duc de Savoyede l’Alliance de la France, désolèrent le territoire de Cigliano. Le Com-te de Quincé, qui commandoit les troupes Françoiíès, eut fa revanche.II pénétra dans le Milanez, & en ruina une partie. On se tint sur ladéfensive jusqu’au mois de septembre. Les François furent longtemscampés à Annone , & les Espagnols, qui n’étoient guéres plus forts, nequittèrent point les environs d’Alexandrie. Pendant ce tems-là , ils em-ployèrent la négociation pour attirer h eux le Duc de Savoye ; ils luipromirent de lui aider à prendre Pignerol, qui étoit entre les mains desFrançois comme le gage de fa fidélité, & de plus le mariage de Hissante
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