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Tome second.
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HISTOIRE

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Disgrâce desFrançois de-vant Giron-ne.

Tom. i. pag.* 77 ‘

Défaite d’u-ne partie del’Armée d’Ef-pagne.Montglat ,tom. 4. pag.

r 8.

Qumcy ,tom. x. pag.I7L>

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situation le Maréchal d’Hocquincourt, qui s’étoit mis en chemin avec unassez gros Corps de troupes pour le venir joindre. Le Maréchal hâtafa marche, & arriva le vingt-sept juillet à la vue de Gironne. II chan-gea le blocus en siège régulier.

Apre' s deux mois d’attaque les Espagnols, qui avoient fait venirdes troupes de tous côtés, fe crurent assez forts pour tenter le secours.Ils Rapprochèrent fous la conduite de Dom Juan d’Autriche , & vinrentloger le vingt-un de septembre à Caza d’ella Selva, à deux lieues de Gi-ronne. Le lendemain ils parurent à la vue des François. Axant traver-sé les plaines, qui étoient autour de leur camp , ils entrèrent dans lesmontagnes voisines de cette Place. Le vingt-cinq, ils firent une ten-tative fur un des quartiers, & fe retirèrent après quelques escarmouches.Le vingt-six, un peu avant le jour, ils y revinrent. Les Suisses pliè-rent ; les Régimens d’Anjou & de la Reine furent taillés en pièces ; lesassiégés firent une sortie, & se joignant au secours , tout ce qui étoitdans ce quartier fût défait.

Le Maréchal d’Hocquincourt ne pensa plus qu’à fe retirer. II le ftfcen assez bon ordre ; il sauva son canon & ses bagages, & se réfugiadans le Roussillon. On fit en Espagne un miracle de la levée de ce siè-ge. Quincy & d’autres Ecrivains François fe font donnés la peine de lerapporter. Les Assiégés, disent-ils, étoient réduits à une telle extrémi-té , qu’ils craignoient de ne pouvoir attendre le secours qu’on leur pré-paroit. Ils implorèrent l’assiítançe divine par des jeûnes & par des priè-res ; pleins de confiance en Dieu, ils firent une Procession fur les rem-parts; ils y portèrent la Chasse de St. Narcisse leur Patron. Les François,fans savoir ce que c’étoit que ces mouvemens, tirèrent fur cette foule quiparoissoit. Aussitôt un essaín de mouches sortit de la chasse , Pair en fut ob-scurci. Ces insectes désolèrent les chevaux des Alsiégeans, & contraignirentl’Armée Françoise de se retirer. Ce miracle est apparemment une répétitionde celui qu’on a prétendu être arrivé en douze cent quatre-vingt-cinq,lorsque Philippe trois Roi de France assiégeoit la même Ville.

Dom Juan ne fe contenta pas d'avoir secouru Gironne , il voulutprofiter de sa victoire. II se rendit maître du Lampourdan, & disposa sestroupes autour de Roses pour la bloquer de nouveau. Le Maréchal d’Hoc-quincourt , picqué de l’affront qu’il avoit reçu, s’appliqua pendant les moisd’octobre & de novembre à fe remettre en état de réparer ses pertes. LaCour s’y intéressa, & envoya à son secours une grande partie des troupes deGuyenne. II rentra dans la Catalogne au commencement de décembre,& marcha droit à Roses pour la ravitailler. Les Espagnols fe retirèrentà son approche. II y fit entrer tout ce qu’il voulut, fans aucune oppo-sition. A son retour, il rencontra un gros Corps de cavalerie ennemie ,qui s’étoit avancé pour lui disputer le passage d’une rivière. Le Maréchald'Hocquincourt fit passer fa cavalerie à gué ; elle chargea l’ennemi & leculbuta; l’infanterie abandonnée eut voulu se retirer, elle ne le pût; at-taquée en plaine par de la cavalerie, elle ne soutint point ses efforts;

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