HISTOIRE
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1654.
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vêque de Rheims, Duc de Nemours, n’étoit pas Prêtre. L’Evêque deSoiíïòns son premier suffragant, fit cette fonction honorable le sept juin.II ne s’y trouva de Princes du Sang que Monsieur, frère unique du Roi.Le Duc d’Orléans étoit relégué à Blois, le Prince de Conti comman-doit les Armées en Catalogne. Les Pairs, excepté le Duc de Bour-gogne qui fût répréscnté par Monsieur, le furent par les Seigneurs qu’onvoulut favoriser. Ces places font des titres d’honneur pour les fa-milles , même les plus distinguées, & l’Histoire doit en faire mention.Le Duc de Vendôme répréiënta donc le Duc de Normandie ; le Ducd’Elbœuf celui de Guyenne ; le Duc de Caudale le Comte de Flan-dre ; le Duc de Roannois le Comte de Champagne ; le Duc de Bour-nonville le Comte de Toulouze ; le Maréchal d’Etrées fit la fonctionde Connétable ; le Maréchal de Villeroi celle de Grand Maître ; le Mar-quis de Sourdis, le Comte d’Orval, le Marquis de St. Simon portè-rent les honneurs.
L a cérémonie du Sacre achevée , le Roi revêtu de son manteauRoïal, la Couronne fur la tête , tenant le sceptre & la main de justice ,se rendit dans la salle où devoit fe faire le festin Roïal ; il fût des plussuperbes. On en peut voir la description dans Aubéri Auteur de la viedu Cardinal Mazarin, où, comme si son sujet eût été stérile, il en faitla comparaison avec celui qu’on fit l’année suivante à Ratisbonne pourle Couronnement du Roi des Romains. Le lendemain , le Roi selonl’ufage , alla entendre la Messe à St. Rémi ; l’après-dînée, tous les Che-valiers du St Esprit en habit de cérémonie, fe trouvèrent à Notre-Dame.Le Monarque en habit de Novice fit en leur présence le serment deGrand Maître de l’Ordre. II reçut le grand manteau & le collier parles mains de l’Evêque de Soissons ; puis, s’étant remis fur son trône ,Monsieur en approcha avec Thabit de Novice, & reçut Tordre.
O n n’oublia point à frapper une Médaille, f La cérémonie y étoitrépréfentée avec cette inscription. Rex Cjelesti o le o un ct us.Le Roi sacré avec me huile celeste} faisant allusion à la pieuse crédulité denos pères, qui fe font imaginés que ce qu’on appelle la Ste. Ampoullea été apporté du Ciel.
Caractère de I l est tems de faire connoître le Prince dont nous écrivons Thistoi-ce Monar- re. II étoit fort avancé dans la seizième année, & son caractère com-* ue * mençoit à se former. Son extérieur étoit presqu’aussi parfait qu’il pou-
voit T être. A cette fleur de beauté qui en avoit fait un des plus beauxenfans du monde, avoit déjà succédé un air viril & majestueux; lestraits étoient grands & bien proportionnés, il n’y avoit rien dissémi-né ; tout y annonçoit un Héros. II avoit le regard si ferme , qu’on nepouvoit le soutenir. II se faisoit dès-lors une image si distincte de ceuxqu’il envisageoit, que le tems ne pouvoit Teffacer. On Ta vû depuisavec étonnement reconnoître un de ses Gardes, qui depuis vingt ansavoit cessé de l’être. La hauteur & la beauté de fa taille répondoit à lamajesté de son visage. II avoit la jambe faite au tour. II a eu le plaisir
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f VoiesN°. IV.