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Tome second.
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DE LOUIS XIV. L IV. XVII. 289

tée da canon, l’infanterie en bataille découvrit tout à coup les mèchesallumées ; elles formèrent auffi-tôt une espèce d’illumination. Dèsque les ennemis l’apperçurent , ils tirèrent trois coups de canon, & allu-mèrent les falots le long de leurs lignes. On les attaqua fur le champ.Elles consistoieut en un folle perdu, creux de cinq ou six pieds & largede huit ou neuf ; entre cet avant-fossé & celui de la ligne , il y avoítun espace de quatre ou cinq pas, rempli de trous ou puits ronds, d’unpied de diamètre, & profonds de trois ou quatre ; au-délà étoit la lig-ne , qui étoit à l’ordinaire avec un fossé de sept ou huit pieds , & unparapet de la hauteur accoutumée. Les soldats étoient instruits de cesdifficultés ; on les leur voit exagérées. Ils avoient conçu cette action ,comme la plus hazardeufe qu’on eût jamais tentée. Aussi les deux censhommes, qui étoient à la tête de chaque bataillon , ne soutinrent qu’àpeine une legère décharge qu’on leur fit lorsqu’ils abordèrent le prémforfossé; si les bataillons n’eussent marché pour les seconder ils se fussentrenversés. Ces bataillons eux-mêmes eurent besoin que la cavalerie lesforçât de faire leur devoir. Malgré cela il n’y eut que quelques Officiers& quelques soldats qui osassent attaquer le parapet & le franchir. Lereste des régimens demeuroit dans la campagne fans oser approcher deces lignes , dont on leur avoit fait des peintures st formidables. On seranima , quand on vit que ceux qui attaquoient le parapet , ne trou-voient presqu'aucune résistance. Toute sinfanterie de Mr. de Turennes’avança & pénétra dans le camp ennemi. Chaque bataillon fit un pas-sage à la cavalerie destinée à le soutenir. En moins de demie heure lesfossés furent comblés. Du côté du Maréchal de la Ferté , il n’y eutque quelques régimens qui allèrent jusqu’au dernier fossé; mais aucunne se fit un passage ; ils profitèrent de ceux qu’on s’étoit ouvert à l’at-taque de Mr. Turenne.

L e jour alloit paroître, quand les ouvertures de la ligne furent fai-tes. La cavalerie avoit eu ordre de former ses escadrons près de la lig-ne, à la faveur de l’infanterie , qui devoit demeurer en bataille ; maisla joie de se voir maître de ces lignes, qu’on avoit tant appréhendées,l’ennemi qui fuioit de toutes parts , l’eípérance du butin , rendirent cesordres inutiles. Tous se mirent à courir en confusion dans le camp , l’in-fanterie pour piller, & la cavalerie pour suivre quelques escadrons, quise retiroient vers le quartier des Lorrains. Le Maréchal-d’Hocquiu-court, quoique le plus à portée , attaqua le dernier. II eut affaireaux Lorrains , & ne trouva pas grande résistance. Ses troupes firentla même faute que celles de Mr. de Turenne , elles ne pensèrent qu’au

{ sillage. Pour le Maréchal de la Ferté, d’abord qu’il fût entré dans lesignés, fans trop penser à cequi arriveroit dans la fuite, il tourna à gau-che du côté du Comte de Fuensaldagne. II y fût battu , & obligé de seréfugier du côté de Mr. de Turenne. Du reste , tout étoit dans unesi grande confusion , que ce Général assure, que toute l’Armée du Roieut été obligée de se jetter dans Arras , si le Prince de Coudé avoit pûTome II. O o joindre

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Désordre destroupesFrancoiscsTurennetom pag.2,2. Ibid.tom. 4. pag.

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Tom. j. srg

24J.