DE LOUIS XIV. L IV. XVII.
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A p r e's-íouí , cette Campagne fût extrêmement glorieuse. Une Villeprise dont la garnison désoloit les frontières, &, ce qui étoitdu moins iófq..aussi touchant , qui appartenoit à un Prince qu’on avoit alors tant desujet de haïr ; une autre plus importante encore, arrachée des mains del’ennemi par une grande victoire , méritoient des Monumens publics.
Deux Médailles exprimèrent ces deux événemens. La prémière, f répré- f voïésN 0 ,V.fente Stenai fous la Figure d’une Femme qui embrasse les genoux de laFrance. L’inscription, Urbium Gallicarum ad Mosam Securi-tas, & l’Exergue St enjeu m C a p tu m exprime , que la prise de cetteVlace assure le repos des Villes Françaises fur la Meuse.
La seconde, f contient un trophée, fur lequel deux Victoires mettent fvoïésN 0 ,une Couronne Vallaire , dont les Romains honoraient ceux qui avoientforcé les retranchemens des ennemis. Les deux Victoires marquent ledouble avantage d’avoir forcé un camp & délivré une Ville. La Légende ,Perrupto HispanorumVallo, Castris direptis; l’Exergue,
At rebatum l iberat um, signifie qiCArras sût délivré , V le camp desEspagnols forcé U pillé.
On frappa encore deux autres médailles pour immortaliser d’autresexploits , que nous allons raconter.
Dans la prémière | la victoire, les mains pleines de couronnes, en met f voiesune fur la tête de la France , assise & appuïée sur son bouclier. La Légende, N®.VII.Dives Triumphis Gallia, signifie ses Conquêtes en général. Etl’Exergue XIV. Urbes au t Arces captje , en fait le détail.
Dans la seconde f on voit deux femmes assises, & appuïées fur leur hou- t N’. VIII,cliers. La Légende Alsatije etLotharingiìe Qu i e s, & l’ExergueBeffortiom captuMj signifient que la prise de Bejsort fit le repos de FAUface de la Lorraine.
O n avoit eû presque partout ailleurs d’aussi grands succès qu’en Flan- On force ledre. Le Comte d’Harcourt étoit toujours à Briíac depuis qu’il avoit quitté d’Harcourt àla Guyenne. II avoit d’abord protesté qu’il vouloit être fidèle au Roi, s e soûmettre.& qu’il garderait cette Place pour son service. On ne le crut pas ; il nereçut aucune assistance. Sa garnison n’étoit point payée, lui-même avoitbeaucoup de peine à subsister, parce que tous ses biens étoient saisis. Onnégocioit pourtant avec lui, mais ses demandes étoient si excessives qu’elleslui furent absolument refusées. Au désespoir de voir son crime inutile &ses espérances trompées, il résolut de traiter avec 1 Empereur, de lui livrerBrisac & Philipsbourg. Ces offres ne furent pas rejettées; on lui offrit desconditions avantageuses, qui le dédommagement abondamment de ce qu’ilperdoit en quittant la France.
C e traité ne fût point assez secret ; le Cardinal Mazarin en eut connois-sance. L’affaire étoit des plus importantes. Outre la perte de ces deux Pla-ces , elle aurait engagé a une nouvelle guerre contre l’Empereur, qu’onn’étoit point du tout en état de soutenir. Le traité devoit être bien-tôtsigné ; ii n’y avoit point de tems à perdre, Dans cette extrémité, le
O o 3 Ministre